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14 septembre 2022

Les bonnes nouvelles du mois pour la planète

Quelles sont les bonnes nouvelles pour la planète en matière d’eau, d’énergie et d’urbanisme ? idverde vous explique tout !

Les bonnes nouvelles du mois pour l’eau

Pour cette première partie des bonnes nouvelles pour la planète, penchons-nous sur deux initiatives françaises autour du thème de l’eau.

Transformer l’eau de mer en eau potable, le pari de 2 amis Varois

L’accès à l’eau potable est un droit fondamental qui fait partie des besoins physiologiques de base des êtres humains. Même si elle est présente sur terre de manière abondante, seule 2,5 % de l’eau disponible sur terre est douce, c’est-à-dire potable.

Par ailleurs, plusieurs facteurs rendent cette condition élémentaire de plus en plus incertaine pour plus de 2 milliards d’individus à travers le monde.

Nous pensons ici à la croissance démographique et à l’augmentation du besoin en eau qu’elle entraîne, aux inégalités internationales, ainsi qu’au changement climatique et aux différents bouleversements qu’il provoque.

La note de synthèse du collectif Coalition eau, qui reprend l’ensemble des données du secteur de l’eau et de l’assainissement, permet de mieux cerner les enjeux de l’accès à l’eau potable dans le monde.

Pour pallier cette situation, préserver l’eau et élargir l’accès à l’eau potable, deux amis résidant dans le Var, Pierre et Thierry, ont créé Heliowater.

Heliowater est un dispositif qui utilise l’énergie solaire et le principe de distillation afin de transformer l’eau de mer en eau potable.

HELIO est un système autonome, économique, écologique, facile et rapide à installer développé par la start-up Marine Tech, une PME experte dans le développement de technologies innovantes et respectueuses de l’environnement.

Le système HELIO ne fonctionne qu’avec des énergies renouvelables, soit celles du ciel, du soleil et de la mer.

Le dispositif est en forme de sphère. Celle-ci est composée d’un panneau solaire, d’un miroir, d’un système de pompage et d’un réservoir pour récupérer l’eau potable.

L’eau de mer est pompée par le bas puis est acheminée sur cette partie supérieure en forme de plateau. Elle subit ensuite successivement les processus d’évaporation et de condensation. Purifiée de ces minéraux et autres polluants, l’eau coule ensuite le long des parois de la sphère puis est collectée à sa base.

Ce dispositif innovant, encouragé par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Union Européenne, permet de récupérer 10 à 20 litres d’eau potable par jour.

Cette technologie, mise en place à une échelle plus importante, pourrait permettre de combler les besoins de nombreux pays soumis à un stress hydrique majeur.

Zoom sur un immeuble grenoblois modèle en matière d’autonomie en eau

Grâce à cette deuxième innovation, ce n’est plus l’eau de mer, mais bel et bien l’eau de pluie qui est transformée en eau potable.

Officiellement lancée en août 2020, cette initiative a lieu à Grenoble et est une première en France. La résidence se nomme ABC (Autonomous Building for Citizens), et se compose de deux immeubles, rassemblant 62 logements au total. La résidence vise l’autonomie en matière d’énergie et d’eau.

Pour atteindre l’autonomie en électricité, les bâtiments sont équipés de panneaux photovoltaïques et de batteries de stockage qui permettent une autosuffisance énergétique à plus de 70 %.

C’est en matière d’autonomie en eau que l’ambition de ABC se démarque. Notamment grâce à l’installation d’une centrale de traitement et de potabilisation des eaux fournie par Suez. Grâce à cette installation, l’eau pluviale est récupérée puis stockée dans un réservoir situé sous les immeubles pour être potabilisée. Elle est ensuite mélangée à 30 % de celle du réseau afin de préserver la qualité de l’eau, avant d’être renvoyée dans les logements en remplacement de l’eau potable du réseau classique.

Parmi les différentes innovations mises en place par ABC, certains logements bénéficient de systèmes hydro-économiques, intégrant des pommeaux de douches dont la couleur varie en fonction de la quantité d’eau consommée.

Enfin, certaines douches sont munies d’un système de recyclage de l’eau. Celui-ci permet de mesurer la qualité de l’eau rejetée. Si elle est savonneuse, elle est envoyée en eau grise, qui après traitement sera réutilisée pour l’arrosage et l’eau des toilettes. Si elle est propre, l’eau est renvoyée dans l’eau de la douche, suite à un traitement aux UV.

En phase de test, cette innovation technologique sans précédent en France n’est pas plus coûteuse pour les locataires, et fera l’objet d’un suivi régulier durant les 5 prochaines années.

Les bonnes nouvelles du mois en matière d’énergie

La deuxième partie des bonnes nouvelles pour la planète nous plonge dans le domaine de l’énergie, où trois innovations viennent révolutionner ce secteur d’activité.

L’intelligence artificielle au service de la rénovation énergétique

Disponible à partir du deuxième trimestre 2022, Prioréno est un service d’intelligence artificielle qui permet d’analyser les données de consommation énergétique des bâtiments publics.

Lancé par la Banque des Territoires en partenariat avec Enedis et GRDF, Prioréno sera utilisé pour accélérer la rénovation énergétique des bâtiments publics afin d’effectuer des économies d’énergie.

Ainsi, les données de la quasi-totalité des 500 000 bâtiments publics seront analysées dans le but de fournir une vision et une stratégie globales de changement aux collectivités.

Par la suite, ce service gratuit pourra être progressivement étendu à d’autres usages, notamment au logement social.

L’inde mise sur une multiplication par 5 de sa production d’énergies renouvelables d’ici à 2030

Les bonnes nouvelles pour la planète ne sont pas seulement françaises ! Dirigeons-nous maintenant en Inde, où un vaste agenda de mise en place d’énergies renouvelables sera mis en place à l’horizon 2030.

Actuellement troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, avec 70 % de sa production électrique provenant du charbon, l’Inde a pour ambition d’élargir considérablement sa part d’énergies propres.

Plus concrètement, le pays compte multiplier par 5 sa part d’énergies vertes d’ici à 2030, passant de 100 gigawatts aujourd’hui, à 500 GW à cette échéance.

Si cet objectif est atteint, 50 % de l’énergie indienne sera propre. L’ultime objectif restera la neutralité carbone du pays, planifiée pour 2070.

Le premier chantier déjà mis en place est celui de l’État du Rajasthan (au nord-ouest de l’Inde). Celui-ci a permis de déployer la ferme solaire la plus puissante du monde dans le désert, près du village de Bhadla.

Cet immense parc solaire comprend plus de 10 millions de panneaux photovoltaïques, s’étend sur plus de 5700 hectares, et fournit une capacité énergétique de 2250 W.

D’autres méga projets sont en cours. Ils devront être combinés à de plus petits systèmes de production locaux afin de réussir les objectifs de transition énergétique fixés pour 2030.

Quand les parkings deviennent sources d’énergie solaire

La production d’électricité mondiale est responsable d’environ 40 % des émissions de CO2. La transition énergétique est un engagement fondamental afin de lutter contre le changement climatique et protéger l’environnement.

Celle-ci passe par la réduction progressive, puis totale, de l’utilisation des énergies fossiles. Une des voies alternatives est l’énergie solaire. Cependant, celle-ci pose de nombreux défis, dont celui de l’artificialisation des sols sur lesquels elle est implantée.

Pour contourner cette problématique, les grands parkings, notamment ceux des centres commerciaux ou des sites recevant du public, peuvent servir de fermes solaires. En effet, l’aménagement des parkings en parcs solaires photovoltaïques permet à la fois de produire de l’électricité propre, mais aussi d’offrir de l’ombre et de la fraîcheur dans des zones où la chaleur est de plus en plus difficile à supporter.

Le parking du site de Disneyland a d’ores et déjà franchi le pas en équipant son parking de plus de 46 000 panneaux solaires. Ceux-ci permettent de produire 10 GW par an, soit l’équivalent de consommation d’une ville d’environ 5000 habitants, une capacité de production qui sera presque doublée (82 000 panneaux) d’ici à 2023.

Pourquoi la journée de la Terre est-elle plus importante que jamais ?

Les bonnes nouvelles du mois en matière d’urbanisme

La dernière partie des bonnes nouvelles pour la planète est consacrée à l’urbanisme. Et pour cause, les villes sont responsables de près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre et consomment plus de 2 tiers de l’énergie mondiale. Celles-ci sont donc au cœur des enjeux pour lutter contre le réchauffement climatique et protéger l’environnement.

Melbourne, ville modèle dans la lutte contre le réchauffement climatique

Afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, la Ville de Melbourne, située dans l’État de Victoria, au sud-est de l’Australie, met en place de nombreuses initiatives.

Parmi elles, la création de nouveaux espaces verts créés de toutes pièces dans le nord de la ville. En tout, 2 400 nouveaux arbres seront plantés au cours de l’année 2022. Les espèces sont sélectionnées en fonction de leur résilience et de leur adaptation aux conditions climatiques. Elles pourront ainsi faire face à la sécheresse et aux fortes chaleurs, tout en rafraîchissant l’atmosphère et les habitants.

De plus, des systèmes de récupération de l’eau de pluie vont être installés afin d’irriguer et de protéger les différents parcs et jardins de la ville. De nouvelles installations et structures seront également installées dans le but de faire face aux éventuelles catastrophes naturelles telles que la canicule ou les inondations.

Enfin, la ville de Melbourne ambitionne de devenir alimentée à 100 % en énergies renouvelables d’ici à 2030, notamment grâce son vaste parc éolien et à un système de batteries de stockage de l’énergie.

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Milan sur la route de la résilience urbaine

Grâce à de nombreuses actions favorisant le développement et la protection de la biodiversité, Milan affirme de plus en plus son identité de ville résiliente.

Pour accélérer cette résilience urbaine, la ville œuvre pour dynamiser la mobilité douce et le retour du végétal dans son enceinte. Ceci se traduit par une volonté de réduire les émissions de gaz à effet de serre dus aux transports.

Pour cela, sont privilégiés le vélo et les pistes cyclables, les transports collectifs, ainsi que la mise en place d’un péage urbain dans certaines zones, hormis pour les véhicules électriques et hybrides.

Les tours et murs végétaux de Milan entrent également dans l’histoire. Installé dans le centre de la ville depuis 2014 et composé de deux tours, le Bosco Verticale est agrémenté de plus de 20 000 plantes et arbres. Cette œuvre architecturale unique, conçue avec l’aide d’horticulteurs et de botanistes, permet non seulement d’absorber les émissions de gaz à effet de serre et de rafraîchir l’air ambiant, mais offre aussi un nouvel habitat à de nombreuses espèces d’oiseaux, autrefois disparues de la ville de Milan.

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Les villes agissent pour réduire la pollution lumineuse

Même s’il remplit différentes fonctions, telles que la sécurité nocturne, l’éclairage comporte plusieurs aspects négatifs vis-à-vis de la biodiversité. En hausse de plus de 94 % depuis les années 1990, la quantité de lumière émise la nuit et la pollution lumineuse des villes est une des causes du déclin de la biodiversité.

En effet, la pollution lumineuse fait régresser les espèces lucifuges et fragmente les populations nocturnes pour qui certaines zones deviennent inaccessibles. Elle rend aussi plus vulnérables certaines espèces aux prédateurs, augmente le taux de mortalité générale de certaines espèces, perturbe les voies de déplacement des oiseaux migrateurs et impacte négativement le rythme biologique des végétaux, des animaux et des humains !

Dans le but de lutter contre la pollution lumineuse, de multiples villes et villages agissent. Pour cela, l’extinction de l’éclairage public pendant la nuit est déjà mise en place dans de nombreuses communes depuis plusieurs années. Le remplacement des ampoules classiques et obsolètes par des kits LED aux couleurs plus chaudes et orientées vers le sol est également expérimenté. De plus, des détecteurs de présence sont installés dans de plus en plus de municipalités afin d’allier économies d’énergie et sentiment de sécurité.

Enfin, le label Villes et Villages étoilés permet de récompenser les communes qui luttent contre la pollution lumineuse.

Conclusion

Vecteurs d’espoir, d’enthousiasme et d’actions positives, les bonnes nouvelles pour la planète ont tenu leurs promesses !

Dans le domaine de l’eau, les bonnes nouvelles pour la planète nous ont permis de découvrir un dispositif de transformation de l’eau de mer en eau potable, ainsi qu’un immeuble autosuffisant en eau et en électricité, grâce à la récupération de l’eau de pluie et au solaire.

Le secteur de l’énergie a illuminé les bonnes nouvelles pour la planète. En Inde, l’énergie solaire est au cœur d’un immense plan de transition énergétique tandis qu’en France, les parkings se transforment pour devenir des fermes photovoltaïques.

Les villes ont aussi leur lot de bonnes nouvelles pour la planète. La ville de Melbourne mise sur l’autonomie électrique grâce aux énergies renouvelables tandis que Milan agit pour réduire ses émissions de GES grâce à une offre de transports plus durables et à sa végétalisation urbaine.

Enfin, vous avez découvert les nombreuses initiatives des villes et villages de France afin de lutter contre la pollution lumineuse, dans le but de protéger la biodiversité.

Insectes pollinisateurs : un maillon indispensable de la biodiversité

Crédit photo : jcomp

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