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Biodiversité
20 décembre 2021

Que faire face à l’inquiétante disparition des oiseaux ?

C’est un sujet dont on entend peu parler, pourtant il est bien réel : la disparition des oiseaux.

C’est malheureusement loin d’être la seule espèce concernée. Vous avez peut-être entendu parler, l’année dernière, de « sixième extinction de masse  ». C’est le PNAS qui a publié une étude en 2020, étude qui a d’ailleurs fait la une des médias.

Cette dernière révélait que la menace sur la biodiversité est grande. Et c’est un phénomène généralisé. En chiffres, cela se concrétise de la façon suivante : 32 % des espèces vertébrées voient leur population décliner. 40 % des mammifères ont vu leur aire de répartition baisser de 80 % entre les années 1900 et 2015. Enfin, un dernier chiffre significatif : 43 % des lions ont disparu depuis 1993, c’est-à-dire en moins de 30 ans ! Leur population ne s’élève plus aujourd’hui qu’à 35 000 individus.

Ce que l’on sait moins, c’est que parmi ces disparitions, 30 % sont des espèces dites « communes ». Les oiseaux, par exemple, font partie de ces espèces communes et connaissent, eux aussi, un déclin de leur population (source Le Monde).

Mais alors, quelles sont les causes de cette disparition massive ? Quelles sont les espèces concernées et comment remédier à cette situation ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.

30 % de la population des oiseaux des villes et des champs a disparu en 30 ans

C’est une catastrophe avérée, qui ne cesse de croître. En trente ans, les populations d’oiseaux, que ce soit en milieu agricole ou en milieu urbain, ont diminué d’environ 30 %. C’est le bilan annoncé en mai 2020 par le Muséum national d’histoire naturelle, l’Office français de la biodiversité et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO).

Lorsqu’une espèce perd 25 % de ses effectifs ou plus en 10 ans, celle-ci est à ajouter à la liste rouge des espèces d’oiseaux menacées en France, éditée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Malheureusement, cette liste ne cesse de s’allonger…

Quelles sont les causes de cette disparition ?

Si les cinq extinctions massives précédentes ont été engendrées par des causes naturelles, il est certain que le déclin des oiseaux aujourd’hui est en grande partie (voire totalement) dû à l’activité humaine.

Plus concrètement, la première cause de disparition de certaines espèces est d’abord le réchauffement climatique. Les effets de ce dernier sont flagrants sur certaines espèces migratoires.

C’est le cas notamment du coucou, un oiseau qui petit à petit devient une espèce en danger, comme l’expliquait Frédéric Jiguet au micro de France Inter. « La femelle a la particularité de ne pas élever son propre poussin et de pondre un œuf dans le nid d’une autre espèce, comme le rouge-gorge. Avec le changement climatique, les printemps sont de plus en plus précoces en Europe. Quand les coucous arrivent de migration, les rouges-gorges ont déjà pondu leurs œufs, il est donc trop tard pour que les femelles coucous puissent pondre dans un nid de rouges-gorges. »

Mais le réchauffement climatique n’est pas le seul responsable. L’utilisation massive de pesticides (65 000 tonnes répandues chaque année) est, elle aussi, une des causes indirectes de la disparition des oiseaux.

Car les pesticides luttent contre les insectes et les petits rongeurs, dits « nuisibles ». Mais ce sont de ces mêmes espèces que se nourrissent certains oiseaux. On retrouve parmi les produits accusés la bromadiolone, les vermifuges et les néonicotinoïdes. Tous trois ont des effets indirects sur les populations d’oiseaux, qui en font parfois des espèces menacées (source France Inter).

Quelles sont les espèces les plus touchées ?

Déjà en 2016, la liste rouge des espèces menacées en France était conséquente. Ce ne sont pas moins de 20 pages d’espèces répertoriées comme menacées. Et cela ne va pas en s’améliorant.

Depuis 30 ans, c’est environ un tiers des populations d’oiseaux des milieux agricoles qui a disparu. Le chardonneret élégant, le coucou, le milan royal, le pigeon ramier, la perdrix grise, l’alouette… La liste est longue. On compte au total près de 275 espèces d’oiseaux touchées, dont 32 % sont des oiseaux nicheurs, en opposition aux oiseaux « hôtes », comme l’est le coucou. Pour certaines espèces, le rythme de leur disparition varie entre 1 et 2 % de leur population par an.

oisillon

Si d’autres espèces ne disparaissent pas totalement, elles préfèrent aller se réfugier dans les milieux urbains. C’est le cas des merles, des pies et des corneilles par exemple. Et malheureusement, c’est un phénomène planétaire. Par exemple, les États-Unis ont vu disparaître près de 3 milliards d’oiseaux en 50 ans (source France Inter).

A la rencontre de la faune urbaine des villes européennes

Comment protéger les oiseaux ?

Les oiseaux, un maillon essentiel de notre écosystème

Réserve naturelle

La question que l’on pourrait se poser est la suivante : pourquoi la protection des oiseaux est-elle primordiale ? Tout simplement, ils participent au bon équilibre de notre écosystème.

Prenons l’exemple des passereaux. Ces oiseaux se nourrissent sur les fleurs et ainsi, permettent de transporter passivement le pollen d’une fleur à l’autre. Ils participent donc activement au phénomène de pollinisation.

D’autre part, les oiseaux qui se nourrissent d’insectes permettent de réguler la prolifération des insectes nuisibles. C’est-à-dire les mouches, moustiques, fourmis, chenilles, et autres punaises…

Les oiseaux charognards, comme le sont les vautours, quant à eux, permettent de limiter la propagation des épidémies et la pollution organique de l’eau environnante. Cela est rendu possible car, lorsqu’un animal vient à mourir, ils interviennent rapidement, évitant ainsi les risques que nous venons de citer.

Ce sont des exemples parmi d’autres, mais ils permettent de montrer que l’oiseau, quelle que soit son espèce, n’est pas là par hasard ! Il contribue à la préservation de la biodiversité. Sans la présence des oiseaux, c’est toute la faune et la flore environnantes qui sont affectées, et tout se dérègle (source GREPOM).

Protéger leur habitat

Pour protéger les oiseaux, il est primordial de protéger leur habitat. Car en plus de la nourriture, c’est le seul besoin qu’ont les oiseaux. La protection de l’habitat des oiseaux était d’ailleurs inscrite dans la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010, qui prévoyait dans son article 124 de renforcer le pouvoir des préfets pour protéger la biodiversité. C’est en 2018 que les choses ont avancées, grâce à la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO).

Jusqu’en 2018, n’étaient concernés par la loi Grenelle 2 que les milieux naturels et les espèces protégées. Depuis 2018, les préfets peuvent agir pour la préservation des habitats naturels et ce, sans avoir besoin de prouver qu’ils concernent des espèces protégées. Aussi, les associations de défense de l’environnement peuvent s’opposer à toutes sortes de projets menaçant la biodiversité, sous réserve de pouvoir fournir des preuves scientifiques quant aux dommages que cela pourrait engendrer sur la faune et la flore.

D’autre part, pour protéger certaines espèces d’oiseaux, cela peut se concrétiser par l’achat de terrains, qui sont ensuite déclarés comme parcs nationaux ou zones protégées. Enfin, à votre échelle, vous pouvez, vous aussi, agir. Installez des niches dans votre jardin ou dans les espaces verts à proximité, pour les espèces dites cavernicoles.

Vous pouvez aussi visiter des refuges fauniques, ou encore acheter des timbres édités par la Poste en collaboration avec la LPO, dont les fonds sont reversés à l’association. Il vous est aussi possible d’aider au nettoyage des plages ou des rivières…

Que ce soit à l’échelle individuelle, régionale, ou nationale, il existe donc de nombreuses façons de favoriser la protection de la biodiversité pour conserver l’habitat naturel des oiseaux.

Réserve Parrot World-Paris

Nourrir les oiseaux

Si vous avez déjà voulu nourrir les oiseaux, vous vous êtes forcément déjà posé la question de savoir si c’est une bonne idée. La réponse est oui, car il est indispensable pour les oiseaux de nourrir leurs oisillons. Mais il faut le faire correctement.

Il s’avère que dans certains milieux, l’environnement offert aux oiseaux est très pauvre en ressources naturelles. Peu ou pas de végétation, peu ou pas d’insectes et enfin, peu ou pas de fruits. Donc, leur offrir une nourriture adaptée est très utile pour les oiseaux, qui y trouvent une compensation.

Toutefois, il est plus difficile d’aider les oiseaux à se nourrir au printemps qu’en hiver. En effet, au printemps, avec la naissance des oisillons, ils ont besoin de se nourrir de protéines, donc d’insectes. À l’inverse, en hiver, les besoins des oiseaux sont énergétiques, il faut donc leur donner de la matière grasse : boules de graisse, tournesol, margarine… Bien sûr, en cette période froide qu’est l’hiver, il faut approvisionner régulièrement les mangeoires, même lorsqu’un redoux se fait sentir. Si l’eau est gelée aux alentours, vous pouvez aussi prévoir des coupelles d’eau, à changer régulièrement.

Concernant la disposition de la nourriture, vous avez plusieurs possibilités. Vous pouvez, soit suspendre divers modèles de mangeoires-distributeurs, soit poser des plateaux sur un piquet au centre d’un espace dégagé (de préférence avec un toit, pour éviter que les pigeons ne viennent se servir). Cela permet aux oiseaux de surveiller les éventuels prédateurs qui rôderaient.

Au printemps, quand le besoin de protéines et d’insectes se fait sentir, vous pouvez aussi faciliter la tâche des oiseaux, si vous avez un jardin. Il faut pour cela entretenir vos arbres et arbustes sans pesticides. Aussi, vous pouvez laisser des bandes d’herbes dans votre jardin, à ne faucher qu’une ou deux fois par an seulement (plutôt en juin et septembre). Cela permettra de constituer des réserves d’insectes.

Pour aller toujours plus loin, vous pouvez aussi planter des arbustes, ou bien créer une spirale à insectes grâce à un muret de pierres sèches spiralé, planté d’herbes aromatiques. Enfin, le must du must, vous pouvez aussi créer une petite mare. N’ayez pas peur des moustiques : les insectes prédateurs, comme la notonecte, les éradiqueront de façon on ne peut plus naturelle.

idverde engagée aux côtés de l’association Royal Society for the Protection of Birds

idverde se mobilise pour la protection de la biodiversité

Parce que la protection de la biodiversité est une valeur que nous défendons avec ferveur, idverde a mis à disposition de tous ses collaborateurs, et plus particulièrement des managers, un manuel de la biodiversité. Ce guide a vocation à informer tous nos collaborateurs sur l’importance de la biodiversité, pourquoi la protéger, et comment idverde s’engage dans ce combat.

Notre engagement s’est concrétisé par la mise en place d’une politique écologique : idverde’s Ecology and Biodiversity Policy, qui a été publiée en février 2016. Cette politique se traduit au travers de 3 grands points :

  • Répondre aux exigences légales en matière de protection et de préservation de la faune et de la flore ambiante,
  • Améliorer toujours plus notre savoir concernant la biodiversité et les questions fauniques et écologiques, à tous les niveaux de notre organisation,
  • Travailler de manière proactive avec les clients, les inclure dans notre démarche pour minimiser l’impact négatif de nos services sur la nature.

Nous considérons que tous les collaborateurs idverde ont un rôle à jouer pour atteindre les objectifs de notre politique écologique. Ce sont les équipes de direction qui ont la responsabilité de maintenir la biodiversité en tête de nos priorités, et de démontrer un véritable leadership à ce sujet.

Enfin, nous avons aussi, depuis 2016, un partenariat avec l’association Royal Society for the Protection of Birds (RSPB). Concrètement, nous avons travaillé main dans la main avec eux sur deux chantiers. Le premier concerne l’entretien des espaces verts du « Borough of Bromley » à Londres. Notre partenariat avec la RSPB sur ce projet nous a permis d’améliorer toujours plus la biodiversité dans ces espaces verts.

Pour le deuxième chantier en collaboration avec RSPB, cela se passe dans les Midlands. Notre agent RSPB travaille avec les communautés pour permettre d’améliorer toujours plus la biodiversité. Nous travaillons donc sur ce principe à Telford, Loughborough, Northampton et avec plusieurs associations locales de logements à travers les Midlands.

Conclusion

Protéger la biodiversité est un véritable engagement et fait partie de nos leitmotivs, chez idverde. En protégeant la biodiversité, nous nous assurons de protéger aussi les oiseaux.

Car la première cause de disparition des oiseaux n’est autre que l’activité humaine. Que ce soient l’agriculture, souvent liée à l’utilisation de pesticides, l’urbanisation, ou le réchauffement climatique qui perturbe les procédés naturels de reproduction des oiseaux… Nous sommes clairement responsables de la disparition des oiseaux, aussi bien en milieu urbain qu’agricole.

C’est pourquoi c’est aussi à nous de faire marche arrière et de protéger ces espèces, pour qu’à terme, elles puissent redevenir de plus en plus nombreuses. Car les oiseaux en danger de disparition ne se comptent malheureusement plus !

idverde s’emploie chaque jour à appliquer sa politique de protection de l’environnement, pour permettre de protéger les oiseaux dans leurs milieux naturels. Vous aussi vous pouvez agir pour protéger les oiseaux. L’hiver arrive, lancez-vous !

Favoriser le développement de la biodiversité, une préoccupation au cœur des projets idverde

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