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10 août 2022

Les bonnes nouvelles du mois pour la planète

Force est de constater que ces dernières semaines ont connu de belles découvertes en faveur de la protection de l’environnement. Préservation de la biodiversité, campagnes de reforestation, lutte contre le réchauffement climatique et développement des énergies renouvelables ; petit tour des dernières bonnes nouvelles pour la planète.

L’Équateur agrandit de près de 60 % sa réserve marine pour protéger les tortues des Galapagos

L’Équateur a officiellement agrandi de près de 60 % sa réserve marine des Galapagos. L’archipel des Galapagos, situé à plus de 1000 km du continent sud-américain, est classé Patrimoine mondial de l’Unesco et réserve mondiale de biosphère pour sa faune et sa flore unique. Située au nord de l’archipel, cette nouvelle réserve marine de 60 000 km2 vient s’ajouter à celle de 138 000 km2 créée en 1998. La réserve marine des Galapagos s’étend désormais jusqu’à la frontière maritime du Costa Rica.

La réserve marine des Galapagos est connue pour abriter une riche biodiversité marine. C’est une zone protégée où la pêche industrielle est interdite afin de protéger les écosystèmes marins. Cette bonne nouvelle pour la planète va donc permettre de protéger la biodiversité et de garantir la survie d’une espèce emblématique de la région, les tortues des Galapagos. Mais la réserve marine des Galapagos est aussi le refuge de nombreuses autres espèces comme des requins, des baleines ou des raies manta. Au total plus de 2 900 espèces marines évoluent dans ces eaux du pacifique et profiteront de ce nouveau paradis aquatique.

Cette nouvelle réserve porte le nom de “fraternité”. À travers ce nom, le gouvernement équatorien souhaite entamer une nouvelle relation avec la Terre et réitérer son engagement envers la protection de la biodiversité. Et l’ambition de l’Équateur ne se limite pas à son propre territoire. En effet, le gouvernement souhaite créer avec la Colombie et le Panama deux autres réserves marines afin de former un couloir naturel de migration de plus de 500 000 km2.

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Une vaste campagne de reforestation des rivières en Écosse pour protéger les saumons sauvages

Les eaux froides des rivières et des lochs écossais sont des lieux prisés par les saumons pour se reproduire. Les saumons sauvages vivent dans les eaux fraîches et viennent pondre leurs œufs dans les rivières écossaises dont les températures varient entre 9 et 17 °C.

Mais le réchauffement climatique a des conséquences désastreuses sur la population des saumons sauvages en Écosse. En effet, ces dernières années les températures relevées dans les rivières sont considérées comme trop élevées pour que les œufs de saumon survivent.

Selon les scientifiques, la couverture forestière aux abords des rivières n’est pas suffisante pour limiter la hausse des températures des cours d’eau. C’est pourquoi, plusieurs programmes de reforestation des rivières sont en cours. L’objectif est de créer un environnement boisé suffisamment important pour apporter de l’ombre aux rivières. Cette reforestation permet alors de maintenir la température des cours d’eau et de garantir la survie des saumons. D’autre part, la plantation d’arbres participe à développer une nouvelle biodiversité en favorisant l’installation d’insectes et d’oiseaux.

Découverte du plus grand récif corallien en eau profonde au monde à Tahiti

La Polynésie française est un territoire d’outre-mer à la biodiversité riche et variée. Lors d’une mission scientifique menée conjointement avec l’UNESCO, des plongeurs ont ainsi découvert un nouveau récif corallien en eau profonde.

À 70 mètres de profondeur, un récif de corail en forme de rose a ainsi pu être observé. Aucune trace de détérioration liée à l’activité humaine ou au réchauffement climatique n’a été relevée. Ce récif, aux coraux en forme de roses géantes, tapisse le fond des eaux polynésiennes et s’étend sur 3 kilomètres de long et 60 mètres de large. La découverte d’un tel récif en eau profonde est très rare. Car la majorité des récifs coralliens sont à moins de 25 mètres de profondeur. Cette découverte donne donc de l’espoir aux scientifiques du monde entier. Comme les eaux profondes se réchauffent moins vite que les eaux de surface, elles pourraient devenir à l’avenir des refuges pour coraux.

Cette découverte est donc une très bonne nouvelle pour la planète. En effet, un rapport de 2020 faisait part de la dégradation alarmante des récifs coralliens en France et dans le monde. 14% des coraux avaient disparu en 10 ans principalement à cause du réchauffement des océans et de la baisse de la qualité de l’eau liée aux activités humaines. Or, les récifs coralliens sont essentiels au maintien de la biodiversité marine. Ils sont de véritables abris contre les prédateurs pour de nombreux poissons et une zone de reproduction privilégiée pour de nombreuses espèces.

Jusqu’à présent, les récifs en eau profonde ont été peu explorés car ils sont plus difficiles d’accès. Pour cette mission, les plongeurs ont utilisé une technologie de pointe. Cela leur a permis de rester plus longtemps sous l’eau pour photographier, cartographier et faire quelques prélèvements. Fort de ce succès, de nouvelles missions vont voir le jour dans les prochains mois afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce récif et ses particularités.

Biodiversité en ville ou l’importance des espaces verts

 

Découverte d’un microbe marin qui pourrait aider à lutter contre le réchauffement climatique

En Australie, les scientifiques ont découvert un microbe marin qui pourrait être un précieux allié dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Ce microbe monocellulaire, appelé Prorocentrum cf. balticum, peut se trouver dans les océans et les mers du monde entier. Véritable prédateur des océans, il a un fort appétit pour le carbone présent dans l’eau. En mer, le carbone est fixé par les algues marines qui prolifèrent dans les premiers mètres de profondeur. Avec la photosynthèse, elles libèrent leur CO2 dans l’eau de mer.

Ce microbe marin est donc capable d’absorber et de séquestrer de grandes quantités de carbone présent dans l’eau. En effet, après avoir effectué la photosynthèse et capturé le CO2 présent dans l’eau, le microbe libère un exopolymère riche en carbone qui forme autour de lui une mucosphère. Celle-ci attire d’autres microbes qu’il peut ainsi dévorer. Une fois les microbes éliminés, sa mucosphère remplie de carbone est abandonnée et tombe au fond des océans. Le carbone capté est alors stocké dans les grands fonds qui constituent d’ores et déjà de grands puits de CO2.

Les scientifiques ont ainsi découvert qu’un petit microbe marin avait la capacité de nous aider à lutter contre le réchauffement climatique. C’est pourquoi les recherches continuent. Car les scientifiques aimeraient désormais quantifier la production d’exopolymères que ce microbe est capable de fabriquer. Ils aimeraient aussi déterminer la vitesse à laquelle les mucosphères rejoignent le fond des océans. Une fois ces données collectées, leur travail consistera alors à évaluer la possibilité d’une culture à grande échelle dans le but de capturer le carbone des océans du monde entier.

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Des initiatives pour recycler les bouteilles en verre pour sauver les plages et lutter contre l’érosion

Le sable est l’une des ressources les plus utilisées au monde après l’eau et l’air. En effet, c’est un matériau plébiscité par de nombreuses industries comme le bâtiment, le verre ou encore l’industrie plastique. Pour répondre à cette demande, 75 millions de tonnes de sable sont extraites chaque année des mers ou des rivières. Or, la ressource n’est pas inépuisable. D’ailleurs, cette consommation de sable entraîne déjà le recul des plages et l’érosion des littoraux.

Une entreprise néo-zélandaise a ainsi eu l’idée de mettre au point un système de recyclage des bouteilles en verre dans le but d’en extraire le sable. Le principe est simple et efficace. Une machine écrase les bouteilles de verre pour les transformer en granulés de verre. Grâce à un système d’aspiration, les granulés de verre sont débarrassés de tous leurs composants annexes (étiquettes, plastiques etc..) pour ne garder que le sable de verre. Ainsi, le recyclage d’une bouteille de verre permet de récupérer 200 g de sable en quelques secondes.

Ce sable est ensuite proposé aux industries et entreprises de constructions grandes consommatrices de sable. Grâce à cette initiative, le sable des mers et des rivières ne sera plus prélevé ; le recyclage d’une bouteille peut donc participer à la lutte contre l’érosion des littoraux.

L’Australie mise sur la transformation des déchets humains en énergies renouvelables

L’Australie innove en matière d’énergies renouvelables. C’est le premier pays de l’hémisphère sud à miser sur la transformation des déchets humains en énergie renouvelable et en engrais.

 L’usine de gazéification de biosolides du Queensland a pour objectif de transformer les déchets humains en engrais et en énergie renouvelable pour s’auto-alimenter. Ce nouveau site est rattaché à l’usine de traitement des eaux usées. Le processus est simple. Tout d’abord l’eau est extraite des boues d’épuration. Celles-ci sont ensuite séchées puis brûlées dans un four. Les gaz produits permettent d’alimenter le site en énergie. Le produit final est un biochar inodore. Il peut être utilisé comme engrais de qualité pour l’agriculture ou la construction. Grâce à son circuit interne d’alimentation énergétique, l’usine, en plus de fournir un engrais aux agriculteurs, sera neutre en carbone d’ici la fin de l’année.

À la découverte du village zéro déchet de Kamikatsu au Japon

Kamikatsu est une petite ville japonaise de 1500 habitants située au sud d’Osaka sur l’île de Shikoku.

En 2003, la ville s’est engagée dans une politique zéro déchet. 15 ans après, le pari est relevé puisque les habitants de Kamikatsu atteignent un taux de recyclage des déchets de 80 %. Pour y arriver, la ville a dû sensibiliser les habitants aux bons gestes, et la municipalité, faire quelques aménagements.

Dans un premier temps, le centre d’incinération a été remplacé par une déchetterie. Les habitants doivent donc se déplacer lorsqu’ils souhaitent se débarrasser d’un objet. Des employés aident et vérifient que les déchets ont bien été lavés, triés et déposés correctement dans l’une des 45 catégories différentes. Les déchets peuvent alors être triés, recyclés puis réutilisés ou revendus par la collectivité.

Ce système est bénéfique pour l’environnement mais aussi pour les habitants. En plus de participer à l’amélioration de leur cadre de vie, le recyclage a un impact direct sur leur quotidien. En effet, la revente de matière première issue du recyclage a permis de diviser par trois le montant des impôts locaux. De plus, la mise en place de cette politique zéro déchet a éveillé les consciences sur les défis écologiques à relever dans les années à venir. Un local de troc a ainsi vu le jour tout comme un centre artisanal qui utilise les tissus recyclés pour créer des accessoires de mode ou des objets de décoration.

Depuis, cette initiative a conquis d’autres villes. Au Japon, trois autres communes suivent les pas de Kamikatsu. Et cela ne s’arrête pas au pays du soleil levant. La ville de San Diego aux États-Unis s’est également lancé le défi de réduire sa production de déchets de 75 % d’ici 2030.

De nouvelles perspectives pour le recyclage des batteries Lithium-Ion

Les batteries en Lithium-Ion sont partout. Smartphones, ordinateurs portables, consoles de jeux, appareils photos…elles sont aujourd’hui présentes dans la plupart des objets du quotidien. De plus, avec l’essor des véhicules électriques, la demande en batteries Lithium-Ion explose.

Or le recyclage de ces batteries est compliqué et limité, c’est un réel défi technique qui demande une grande expertise. Car les composants de ce type de batterie peuvent se révéler nocifs pour l’environnement s’ils ne sont pas récupérés et traités correctement.

Au Canada, de nouvelles usines sont en mesure de décomposer les batteries de Lithium-Ion afin d’en extraire environ 95 % des matériaux précieux pour les recycler. Ainsi ces usines proposent aux fabricants de batteries Lithium-Ion de se fournir en matériaux recyclés.

Grâce à la technologie développée, toutes les batteries, quelles que soient leur taille et leur forme, peuvent être recyclées.

Conclusion

Les bonnes nouvelles pour la planète sont nombreuses ces dernières semaines. De nombreuses initiatives voient le jour dans un seul but : protéger l’environnement et lutter contre le réchauffement climatique.

Ces actions pour la planète menées par des entreprises privées, des collectivités ou des ONG aboutissent généralement à de beaux succès. Elles permettent de protéger la biodiversité, de mettre en lumière les avantages du recyclage et l’utilisation des énergies renouvelables.

Le solaire, l’énergie de demain

 

Crédit photos : tommaso, picone, LuqueStock

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