Comment transformer une friche en nouvel écrin de nature ? Zoom sur Montpellier
Saviez-vous que le renouveau urbain passe aujourd'hui par la résurrection des sols oubliés ? Comment transformer une friche en nouvel écrin de nature ?
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Avec plus de 30 ans d’expérience dans la création et l’entretien des espaces verts, idverde assure le bien-être des utilisateurs et la préservation de l’environnement dans chacune de ses activités. Chaque jour, nos 8 000 collaborateurs transforment des endroits gris en lieux verts et respectueux de l’environnement.
Comment transformer durablement nos lieux d’enseignement ?
Comment faire pour qu’ils deviennent des instruments de résilience écologique et de bien-être ?
Aujourd’hui, la transition écologique n’est plus une option. Elle est devenue une nécessité impérieuse.
Savoir comment végétaliser un campus s’impose, dans ce contexte, comme une réflexion centrale.
L’ambitieux projet de l’IUT de Toulon, mené par les équipes d’idverde, illustre parfaitement la manière dont la nature a dépassé le stade du simple décor.
Pour devenir l’infrastructure même d’un cadre de vie universitaire moderne.
L’aménagement paysager en milieu scolaire ne se limite plus à la simple pose de gazon ou d’arbustes d’ornement.
Pour idverde, chaque projet de transformation doit au contraire s’inscrire dans une démarche globale de durabilité.
Végétaliser un campus répond ainsi à une triple exigence.
Il s’agit d’une part d’améliorer le confort thermique des bâtiments. D’autre part, de favoriser la biodiversité locale. Il s’agit enfin d’offrir aux étudiants et étudiantes un environnement propice à la concentration.
Le chantier de l’IUT de Toulon, achevé en octobre 2025, témoigne de cette profonde mutation.
Situé sur le campus de la Garde, ce site de l’Université de Toulon a en effet fait l’objet d’une réhabilitation majeure.
L’objectif était clair : intégrer un nouveau bâtiment contemporain de 6 800 m² au sein d’un espace naturel de 7 000 m².
Conduire un travail d’une telle envergure impose de concilier une activité étudiante dense avec des travaux structurels majeurs.
La priorité ? Sanctuariser le patrimoine arboré.
Les équipes du territoire Côte d’Azur ont ainsi mobilisé un savoir-faire technique pointu pour intégrer l’existant au nouveau plan de masse.
Concrètement, 36 arbres ont bénéficié d’une protection rigoureuse durant toute la phase de chantier.
En parallèle, 5 spécimens de grande taille ont fait l’objet d’une transplantation.
Cette opération complexe repose sur une maîtrise totale du système racinaire. Condition sine qua non pour garantir la reprise et la vitalité du végétal.
Ce volet du projet prouve, s’il en est besoin, que la gestion durable d’un site commence par le respect de son capital vivant.
Face à l’urgence climatique, la question n’est plus de savoir s’il faut agir.
Mais quelles solutions concrètes adopter pour végétaliser un campus.
La réponse d’idverde dépasse largement l’esthétique. Elle repose sur une stratégie de végétalisation globale.
Le parc créé par idverde constitue désormais le cœur battant du site.
Avec la plantation de 74 nouveaux arbres et de milliers de végétaux, la densité verte a en effet été considérablement augmentée.
Le choix des essences s’est porté pour cela sur une palette végétale de type jardin méditerranéen, sélectionnée pour sa résistance au stress hydrique et sa capacité à favoriser la faune locale.
Mais l’aménagement d’un jardin au sein d’une université ne se cantonne pas à l’esthétique.
Il agit également en véritable infrastructure de service écosystémique.
Tanguy Descamps, auteur et conférencier spécialisé dans les enjeux de résilience et de transition écologique, le souligne.
Selon lui, « La transformation des infrastructures urbaines par le vivant est un levier d’adaptation indispensable face au réchauffement climatique. »
Cette stratégie de végétalisation globale permet de réduire significativement l’effet d’îlot de chaleur urbain.
La régulation thermique naturelle profite ensuite directement à chaque utilisateur du site en abaissant la température ressentie durant les pics de chaleur.
Faire entrer la nature dans l’infrastructure : c’est là que l’innovation architecturale prend tout son sens.
Plus qu’un simple ajout, le végétal s’invite directement dans l’ossature du bâtiment pour en redéfinir les usages.
Le patio central et la jardinière suspendue offrent une continuité visuelle et thermique.
Grâce aux aménagements de paysagisme d’intérieur et de terrasse, les étudiants bénéficient d’un contact permanent avec la nature. Ce, même durant les heures de cours.
Les espaces de circulation deviennent alors des lieux de rencontre, dans lesquels il est possible de se détendre entre deux séances de travail.
La qualité de l’air intérieur est, elle, améliorée et la luminosité naturelle optimisée par la réflexion de la lumière sur les feuillages.
Comment végétaliser un campus sans penser à l’usage quotidien des étudiants et du personnel ?
L’un des enjeux principaux était donc de créer un cadre de vie accessible et pratique.
Les aménagements extérieurs ont alors été pensés pour prolonger les salles de classe en plein air. Et offrir ainsi de nouvelles possibilités pédagogiques.
Le concept d’animer la nature prend ici tout son sens.
La première intention du projet était de briser la frontière entre le temps d’enseignement et le temps de repos.
idverde a donc installé un mobilier dédié à la convivialité et à l’étude.
Équipements qui transforment aujourd’hui l’espace universitaire en un lieu de vie global.
Désormais, le campus de la Garde offre une flexibilité d’usage inédite.
Le numérique et le végétal y cohabitent harmonieusement pour le plus grand bénéfice de la communauté universitaire.
L’installation de cette structure technique sur pieux vissés illustre la double expertise de paysagiste-constructeur d’idverde.
Ce choix architectural garantit un accès sécurisé au cœur du parc.
Cela sans altérer le sol par l’usage de fondations massives en béton.
Cette solution durable préserve l’hydrologie naturelle du terrain.
Elle répond aux exigences de gestion écologique du site.
Le projet de l’IUT de Toulon ne se contente pas d’être esthétique.
Il est aussi une source de recherche constante.
En effet, l’espace ainsi créé devient un terrain d’observation pour les jeunes chercheurs et les doctorants.
Selon une étude publiée par le CNRS, la végétalisation des campus augmente de façon mesurable la qualité de l’apprentissage.
Une thèse en cours à l’université explore ainsi précisément l’impact de la biodiversité sur la réduction du stress chez les étudiants de l’IUT.
Les données préliminaires suggèrent déjà qu’une simple vue sur un jardin méditerranéen depuis sa salle de cours améliore la rétention d’informations et la créativité.
Le succès rencontré à Toulon sert aujourd’hui de modèle pour d’autres établissements en France.
Pour un département spécifique comme pour l’ensemble d’un site, la méthodologie reste la même. Il s’agit d’analyser l’usage, de préserver le patrimoine naturel et d’innover techniquement.
L’organisation d’un tel chantier demande cependant une coordination sans faille entre la direction de l’université, les architectes et les expert.es paysagistes.
Maintenir les élèves dans de bonnes conditions pendant toute la durée du chantier a demandé une organisation très précise.
Les horaires devaient être tenus, les règles de sécurité appliquées sans écart. Chaque intervention pensée pour gêner le moins possible le fonctionnement de l’établissement.
De la présentation du projet jusqu’à la fin des travaux, tout a donc été mis en place pour réduire au maximum le bruit et l’impact visuel.
Pour mesurer ce que représente réellement la végétalisation du campus de l’IUT de Toulon, il convient de regarder le projet dans son ensemble.
Derrière l’aspect paysager, les enjeux sont en effet bien plus larges.
Il ne s’agit pas seulement d’apporter plus de vert sur le site.
Mais de revoir son fonctionnement pour mieux répondre aux besoins.
Cette évolution participe alors à la fois au confort des usagers et à l’amélioration du cadre.
La maîtrise du cycle de l’eau s’impose comme le pivot technique de ces nouveaux aménagements.
Au lieu d’une simple évacuation, le projet intègre une gestion des eaux pluviales pensée pour régénérer durablement le site.
Notamment avec la création d’un bassin de rétention.
Dans le secteur toulonnais, les épisodes pluvieux peuvent être courts, mais très intenses.
Ce type d’équipement absorbe plus efficacement les arrivées d’eau et limite les ruissellements.
Il sécurise alors mieux le site lors des fortes pluies en évitant l’érosion des sols du campus.
Cette réponse apporte un levier concret pour faire face aux effets du dérèglement climatique.
Elle favorise aussi l’installation d’un milieu humide utile à la petite faune, en particulier à certains insectes et amphibiens.
Le choix des végétaux pour l’IUT de Toulon ne doit rien au hasard. Il repose sur un travail de fond mené avec des spécialistes du végétal afin de retenir des essences adaptées au lieu et à ses contraintes.
Densifier la trame verte pour braver les aléas climatiques : tel est l’objectif d’idverde. Une sélection rigoureuse de 4 261 vivaces et 2 625 arbustes garantit désormais la robustesse du paysage sur le long terme.
Cette diversité se révèle être le meilleur rempart contre les maladies et les parasites.
Si une espèce est touchée, la structure globale du jardin n’est en effet pas compromise.
Cette stratégie de végétalisation active réduit la température ambiante de plusieurs degrés durant l’été méditerranéen ou lors des pics de chaleur en octobre.
Elle offre un confort précieux aux étudiants.
Un campus vert signifie aujourd’hui un campus attractif.
Dans le cadre du recrutement d’enseignant.es-chercheurs ou d’étudiant.es, la qualité du cadre de vie est en effet devenue un critère de sélection.
Grâce à ses nouveaux aménagements, l’IUT de Toulon renforce sa réputation d’excellence. Mais aussi son image de marque à l’échelle nationale et européenne.
Les conditions dans lesquelles les étudiants travaillent comptent davantage qu’on ne le pense.
Un lieu agréable, bien pensé et vivant peut aider à mieux se concentrer. Il aide aussi à se sentir plus serein et à étudier dans de meilleures dispositions.
C’est aussi pour cela que la place accordée au végétal sur un campus prend tout son sens. Elle ne répond pas uniquement à une intention paysagère.
Elle participe aussi à créer un environnement plus équilibré, plus accueillant.
Plus adapté aux exigences de la vie universitaire.
L’impact de la nature sur l’apprentissage est ainsi corroboré par une étude de l’Université de Melbourne1.
Celle-ci démontre que l’observation d’un toit végétalisé ou d’un jardin durant seulement 40 secondes augmente la concentration des étudiants de 15 %.
Ce gain de performance cognitive valide la stratégie d’aménagement de l’IUT.
En choisissant de végétaliser un campus, l’Université de Toulon investit donc directement dans le succès de sa communauté.
L’espace ainsi créé n’est pas uniquement un lieu de passage.
Il devient de plus un outil pédagogique.
Les étudiants en génie biologique ou en aménagement peuvent enfin utiliser le site comme un laboratoire à ciel ouvert, observant les cycles de croissance et l’interaction des espèces au sein d’un milieu anthropisé2.
L’inauguration de ces nouveaux espaces a fait l’objet d’une présentation remarquée auprès du comité de direction et des élus locaux.
Le projet est depuis devenu une vitrine pour la ville de Toulon et pour l’enseignement supérieur varois.
Chaque document produit, chaque mention dans la presse spécialisée, souligne l’engagement d’idverde et de l’université pour un futur plus vert.
Il s’agit là d’une preuve concrète que le développement urbain peut rimer avec respect de la nature.
Savoir comment végétaliser un campus revient à comprendre que l’avenir de l’enseignement supérieur se joue autant à l’extérieur qu’à l’intérieur des salles de cours.
À l’IUT de Toulon, la métamorphose opérée par idverde prouve qu’il est possible de concilier modernité architecturale et urgence écologique.
Ce véritable poumon vert sur le campus de la Garde offre depuis aux étudiants et étudiantes un espace de vie résilient. La nature y reprend ses droits de manière ordonnée et bénéfique.
Ce projet exemplaire montre alors que « toutes les solutions sont dans la nature« .
Et qu’il est possible de bâtir une université durable et inspirante. Prête à relever les défis de demain.
1 ScienceDirect – 40-second green roof views sustain attention : The role of micro-breaks in attention restoration.
2 Modifié ou transformé par l’intervention humaine.