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28 novembre 2022

Les bonnes nouvelles du mois pour la planète

Lutte contre le gaspillage alimentaire, préservation des ressources naturelles, transition écologique ; petit tour des dernières bonnes nouvelles pour la planète.

Des bonnes nouvelles dans la lutte contre le gaspillage alimentaire

En France, 10 millions de tonnes de produits encore consommables sont jetées chaque année. Que ce soit au niveau des producteurs, des supermarchés ou des citoyens, chacun peut agir en faveur de la protection de l’environnement en réduisant ses déchets.

Certaines entreprises ont mis la lutte contre le gaspillage au cœur de leur préoccupation. Recyclage des légumes moches, rabais sur les produits périmés, application anti-gaspi, voici les 3 bonnes nouvelles pour une planète anti-gaspi !

Recycler les légumes moches pour réduire le gaspillage alimentaire

La lutte contre le gaspillage alimentaire est en voie de prendre un nouveau tournant. Aujourd’hui, les légumes moches n’ont toujours pas trouvé leur place dans les rayons des supermarchés. Trop petits, trop grands, trop biscornus ou abîmés, ils sont boudés par la plupart des grandes et moyennes surfaces.

En Israël, une entreprise a décidé de mettre les légumes moches au cœur de sa lutte anti-gaspi. L’idée de cette jeune start-up est de récolter les invendus des producteurs de légumes afin de les transformer en repas tout prêts.

Après plusieurs années de test, l’entreprise a réussi à mettre au point une technologie permettant de faire des tranches extra-fines de légumes. Ces lamelles de légumes servent ensuite de base à la composition de menus enrichis en protéines, en pâtes ou en herbes. Ces repas prennent la forme de capsules aux couleurs et motifs graphiques. Elles peuvent ensuite être réchauffées au micro-ondes ou dans une casserole. Le résultat : un repas complet contenant au minimum 40 % de légumes et une belle façon de réduire le gaspillage alimentaire.

Une bonne nouvelle pour la planète et les légumes moches !

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Des “happy hour” sur les produits périmés au supermarché pour lutter contre le gaspillage alimentaire

En Finlande, une chaîne de supermarché propose à ses clients de devenir acteur de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Les magasins alimentaires ont pour obligation de retirer des rayons tous les produits dont les dates limite de consommation sont dépassées. Ainsi, dès le lendemain de la date limite de consommation, un produit alimentaire est systématiquement retiré de la vente et finit bien souvent à la poubelle.

Partant de ce constat, la chaîne de supermarchés S-Market a décidé d’agir afin de moins jeter. Peu de temps avant la fermeture, elle propose à prix cassés les produits bientôt périmés. Ainsi, les clients de cette chaîne de supermarché peuvent obtenir un rabais de 60 % sur les produits dont la date de péremption est le soir même. L’objectif pour l’entreprise est double : limiter les pertes tout en mettant en place une opération anti-gaspi.

Une application anti-gaspi pour les particuliers et les entreprises

Il n’est pas toujours évident de maîtriser sa consommation d’aliments. Certains produits finissent à la poubelle car nous n’avons pas eu le temps de les cuisiner.

Désormais, la start-up Save Eat propose une application anti-gaspi pour gérer son frigo et ses dates de péremption. L’objectif est de permettre à chacun de réduire ses déchets en cuisinant sans gaspiller. Cette application gratuite propose des recettes personnalisées en fonction des ingrédients disponibles dans sa cuisine. Chaque jour, des recettes différentes sont proposées. Elles sont établies en fonction des produits disponibles dans le frigo tout en faisant des rappels sur les dates de péremption.

De plus, depuis 2019, l’application met en place des partenariats avec des entreprises. Le but est de sensibiliser les salariés à la lutte contre le gaspillage alimentaire directement sur leur lieu de travail. Au travers d’ateliers de cuisine zéro déchet, de démonstration et de dégustation, Save Eat prouve qu’il est possible de consommer de façon plus responsable.

De bonnes nouvelles pour la préservation de l’eau

L’eau est une ressource précieuse, c’est un élément primordial de la vie. Et dans le contexte du changement climatique, l’eau est devenue un enjeu majeur dans de nombreuses régions du monde.

Réguler pour préserver les ressources naturelles en eau, stocker pour faire face aux épisodes de sécheresse… De belles actions pour la préservation de l’eau ont vu le jour ces derniers temps.

Un collecteur d’eau de pluie urbain pour économiser 20 000 litres d’eau par an

Les économies d’eau ne concernent pas que les milieux ruraux. Les villes et les citadins peuvent également participer à préserver les ressources naturelles.

Partant de ce constat, des jeunes inventeurs mexicains ont eu l’idée de créer un collecteur d’eau de pluie adapté à l’usage urbain. Grâce à leur invention, il est désormais possible de récupérer l’eau pluviale même en habitant en appartement. En effet, ce collecteur nouvelle génération, s’installe en deux minutes sur balcon ou sur le rebord d’une fenêtre. Design et de petite taille, il permet aux citadins de collecter l’eau de pluie et ainsi participer activement à la protection de l’environnement.

Baptisé ATL-59, il permet d’économiser jusqu’à 20 000 litres d’eau par an. Cette eau peut alors être utilisée pour arroser les plantes ou nettoyer son intérieur. D’ailleurs, grâce à leur ATL-59, ces deux inventeurs ont terminé finalistes du concours d’innovation James Dyson Award.

 Une belle initiative qui met en lumière les actions menées pour préserver les ressources naturelles et une bonne nouvelle pour la planète !

Une ville mise sur les récupérateurs d’eau pour devenir auto-suffisante

Engagée envers la protection de la planète, la ville de Caudebec-lès-Elbeuf située en Seine Maritime en Normandie a décidé de devenir auto-suffisante en eau. Les conséquences du réchauffement climatique et les sécheresses qui en découlent, rendent les possibilités de préserver l’eau en été de plus en plus difficile.

C’est pourquoi la ville de Caudebec-lès-Elbeuf a pris la décision de s’équiper en récupérateurs d’eau. La municipalité a donc installé six récupérateurs d’eau de 10 à 20 m3 sur son territoire. De plus, la ville a enterré sous son stade deux gigantesques récupérateurs d’eau de pluie d’une capacité maximale de 280 m3. Grâce à ces installations, la ville va pouvoir récupérer les eaux de pluie et les utiliser à la place du réseau d’eau potable. L’eau récupérée servira notamment à l’entretien des espaces verts et au nettoyage de la voirie.

En plus de réaliser une économie d’environ 6 000 € par an, la ville espère ne plus avoir besoin d’utiliser de l’eau potable pour entretenir l’espace urbain. Voici une belle initiative écologique pour préserver les ressources en eau.

Des étudiants imaginent un filet de pêche biodégradable

Chaque année, environ 640 000 tonnes de filets de pêche finissent abandonnés au fond des mers et des océans. Un fléau pour la biodiversité marine car ces filets de pêches polluent et abîment les milieux naturels.

Afin de protéger la biodiversité des mers et océans, trois étudiants français ont eu la bonne idée de mettre au point un filet de pêche biodégradable. Le projet, baptisé BioNEt, consiste à remplacer le filet de pêche synthétique par un filet en fibres biodégradables. Ce nouveau filet de pêche, utilisable sur une durée similaire aux filets utilisés aujourd’hui, pourra se décomposer plus rapidement dans le milieu marin. Il sera assimilé naturellement lors du processus de biodégradation sans impact persistant sur l’environnement.

Convaincus de l’utilité de leur invention pour préserver la biodiversité, ils ont décidé de participer au challenge Pangaea X porté par l’aventurier Mike Horn. Et le jury a été convaincu ! Ils ont réussi à obtenir une bourse de 10 000 € afin de continuer à développer ce projet en faveur de la biodiversité. Encore une bonne nouvelle pour la planète !

Journée mondiale de l’eau : nos conseils pour éviter le gaspillage de l’eau au quotidien

Des bonnes nouvelles en matière d’énergie

L’énergie est un sujet central dans la lutte contre le réchauffement climatique. En 2020, les émissions de CO2 liées à l’énergie provenaient principalement du charbon (40 %) et du pétrole (32 %). D’autre part, l’énergie devient de plus en plus chère d’autant plus ces derniers mois face à la crise énergétique née du conflit russo-ukrainien.

Entamer ou poursuivre sa transition énergétique est donc aujourd’hui une nécessité tant sur le plan environnemental qu’économique. Et certaines villes ont pris de belles initiatives au profit d’un nouveau modèle de production et de consommation d’énergie.

Paris éteint ses panneaux publicitaires pendant la nuit cet hiver

La ville de Paris a pris la décision d’interdire la pollution lumineuse cet hiver. Sur proposition des écologistes, la ville de Paris vient de publier un décret mettant fin à l’affichage lumineux la nuit. Désormais, entre 23 h 45 et 6 h du matin, les annonceurs, les entreprises et les services publics ont pour obligation d’éteindre leurs panneaux publicitaires. Cette décision devance un décret gouvernemental qui prévoit la même chose sur tout le territoire à partir du 1er juin 2023.

La publicité est énergivore et pousse à la surconsommation. Selon l’Ademe, un écran publicitaire numérique de 2 m² consomme l’équivalent de la consommation annuelle d’un ménage pour l’éclairage et l’électroménager. La ville de Paris souhaite donc que tous les acteurs économiques ou associatifs éteignent leurs enseignes et écrans dès lors qu’ils cessent leur activité journalière et que les locaux se vident. Pour s’assurer du respect de ce décret, la municipalité compte mettre en place des contrôles. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant aller jusqu’à 1 500 €.

Ce décret va permettre d’une part de faire face à la flambée des coûts de l’énergie, et d’autre part d’agir pour la protection de la planète.

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Chicago investit sur les énergies renouvelables pour ses bâtiments publics

Chicago souhaite investir davantage dans la lutte contre le réchauffement climatique en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre. Petit à petit, la ville franchit de nouvelles étapes dans cette direction. Elle a tout d’abord commencé par renouveler son parc automobile en passant à l’électrique. Désormais, la municipalité souhaite aller plus loin dans la transition énergétique.

D’ici 2025 à Chicago, l’intégralité des bâtiments publics fonctionnera grâce aux énergies renouvelables. En effet, la municipalité vient de dévoiler son plan en faveur de la transition énergétique qui fait la part belle aux énergies renouvelables. L’objectif de la ville : faire fondre son empreinte carbone. Et pour cela, la ville mise principalement sur l’énergie solaire.

425 bâtiments publics sont concernés par ce plan, de l’hôtel de ville à l’aéroport O’Hare, l’un des plus fréquentés au monde. Pour mener à bien cette transition énergétique, la ville de Chicago va construire des centrales solaires. Les travaux devraient d’ailleurs commencer avant la fin de cette année.

Et Chicago voit encore plus loin. Car d’ici 15 à 20 ans, c’est l’électricité consommée de l’ensemble de la ville qui proviendra d’énergies renouvelables. Pour y arriver, la ville va donc s’équiper en centrales solaires mais aussi en éoliennes dans les années à venir.

Des communes sur la voie de l’autonomie énergétique

En Bretagne, l’île de Sein souhaite devenir la première île et commune à devenir autonome en eau et en énergie.

Actuellement, l’île de Sein se fournit en énergie grâce à un groupe électrogène et au fioul importé du continent. Mais la mairie poursuit sa transition énergétique et souhaite passer aux énergies renouvelables d’ici 2030 afin de devenir 100 % autonome. Pour y arriver, la ville a commencé par installer sur tous les toits de ses bâtiments publics des panneaux solaires. Ainsi, de la mairie au centre nautique, les sites publics sont devenus des fournisseurs d’énergie solaire.

La municipalité prévoit également d’installer sur son territoire une éolienne. Grâce à l’éolien, la ville espère atteindre les 67 % d’autonomie énergétique. Pour arriver à l’objectif final 100 % d’autonomie, des centaines de mètres de toitures vont être aménagées en photovoltaïque.

Conclusion

Ce mois-ci encore, les bonnes nouvelles pour la planète sont nombreuses. À travers le monde, les chercheurs, les municipalités, les entreprises s’engagent pour la préservation de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique.

Réduction des déchets, lutte contre le gaspillage alimentaire, protection de la biodiversité, transition énergétique etc. Les initiatives se multiplient !

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