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31 août 2022

Réchauffement climatique : tour du monde des meilleures initiatives en faveur du climat

Le réchauffement climatique peut se définir comme « un phénomène global de transformation du climat caractérisé par une augmentation générale des températures moyennes (notamment liée aux activités humaines), et qui modifie durablement les équilibres météorologiques et les écosystèmes ».

Et c’est un processus qui ne cesse de s’accélérer, comme le démontre la vidéo L’histoire du réchauffement climatique en 35 secondes de Futura Sciences. Selon ce graphique animé, le réchauffement n’a cessé d’augmenter et de s‘accélérer ces 100 dernières années. En 2016, la température moyenne sur Terre était d’environ 1 à 1,5 degré supérieure aux températures moyennes avant la Révolution industrielle. Nous sommes désormais dans une situation d’urgence climatique. Un constat qui n’a été qu’appuyé par les nombreux rapports du GIEC parus ces dernières années.

Alors quelles sont les causes et les conséquences du réchauffement climatique ? Comment lutter contre le changement climatique ? Nous faisons le point.

Quelles sont les causes du réchauffement climatique ?

L’augmentation des gaz à effet de serre en cause

Les gaz à effet de serre sont naturellement présents dans l’atmosphère, et ils ont un rôle primordial pour rendre la planète vivable. Sans eux, la température de la planète tournerait autour de -18 °C, contre les 14 °C en moyenne que nous connaissons. Parmi les gaz à effet de serre naturellement présents sur Terre, on trouve le dioxyde de carbone (CO²), le méthane, le protoxyde d’azote et les gaz fluorés.

Rappelons que le principe des gaz à effet de serre est de capter les rayons du soleil et de les emprisonner, ce qui entraîne un réchauffement de l’atmosphère. Mais forcément, plus il y a de gaz à effet de serre, plus l’atmosphère se réchauffe. Aujourd’hui, les températures augmentent dangereusement. La cause principale : les activités humaines génératrices de CO².

Selon le site de la commission européenne Climate Action, en 2020, la concentration de CO² dans l’atmosphère avait augmenté de 48 % par rapport à l’ère préindustrielle (avant 1750).

Quelles sont les principales sources émettrices des GES ?

La consommation d’énergies fossiles

Les énergies fossiles font partie des plus grosses sources d’émissions de gaz à effet de serre. Parmi ces énergies fossiles, le charbon arrive en tête du classement, avec 3,5 tonnes d’émissions de CO² pour une tonne de charbon consommée.

À l’échelle mondiale, le charbon représenterait à lui seul près de la moitié des émissions de CO² dans le monde (40 %). Toutes les énergies fossiles cumulées (charbon, pétrole et gaz) représenteraient quant à elles 80 % des émissions de CO² mondiales.

Des énergies fossiles qui ne sont pas inépuisables, au contraire. Selon le BP Statistical Review of World Energy 2020, au rythme auquel nous consommons ces énergies, le gaz et le pétrole arriveront à épuisement dans environ 50 ans et dans un peu plus de 110 ans pour le charbon (selon les ressources identifiées aujourd’hui). Des ressources qui arrivent à épuisement tandis que la consommation d’énergie mondiale, elle, doit doubler d’ici à 2050 (source FHE France).

La déforestation

Les forêts sont des puits de carbone naturels et sont censées être une solution contre le réchauffement climatique. Car les arbres absorbent le CO² qui est produit par les activités humaines. Mais de nos jours, les émissions de dioxyde de carbone augmentent plus vite que ce que peuvent absorber les forêts. Il devient donc impossible de compenser les émissions carbone.

D’autant plus qu’avec la déforestation, les émissions de CO² augmentent encore plus. C’est ce qui a été révélé il y a environ 5 ans maintenant, dans la revue américaine Science : depuis 2017, avec la déforestation, les forêts libèrent plus de CO² que ce qu’elles absorbent. Selon l’étude publiée, déjà en 2017, près de 70 % des émissions de CO² des forêts tropicales étaient une conséquence directe de la déforestation.

Cela s’explique par le fait qu’en coupant les arbres, ils libèrent tout le CO² qu’ils avaient absorbé jusqu’alors (source les Echos).

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L’agriculture et l’élevage intensif

Enfin, parmi les principales sources émettrices de gaz à effet de serre, nous ne pouvions passer à côté de l’agriculture et de l’élevage intensif. L’agriculture fait appel à des engrais qui contiennent de l’azote et produisent donc des émissions de protoxyde d’azote.

L’élevage, quant à lui, représente à lui seul 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales. C’est plus que les émissions liées aux transports. Et le dioxyde de carbone n’est pas le seul gaz à effet de serre généré par l’élevage intensif. Il génère également des GES pendant tout son processus : les bovins et les ovins génèrent du CO² lors de leur digestion, mais l’élevage intensif requiert, également, de défricher des forêts et d’utiliser des machines, qui, elles aussi, polluent.

Aujourd’hui, l’élevage intensif des bovins nécessite deux fois plus d’énergie fossile que l’élevage en pâturage (source CIWF France).

Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique ?

Une forte hausse des températures

Selon les accords de Paris, il faudrait limiter le réchauffement climatique à un niveau inférieur à 2 °C, voire à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, pour limiter les conséquences sur l’environnement.

Or, notre planète s’est déjà réchauffée de 1,1 °C. Et cela s’est joué sur un laps de temps court et très récent, puisque c’est la période entre 2015 et 2019 qui a été la plus chaude jamais enregistrée. Idem pour la décennie de 2010 à 2019. Si l’on reprend le graphique L’histoire du réchauffement climatique en 35 secondes, c’est également ce que l’on constate. Par ailleurs, en 2019, le niveau de dioxyde de carbone enregistré était 148 % plus élevé que les niveaux préindustriels.

Si le réchauffement climatique continue de la sorte, la hausse des températures pourrait atteindre jusqu’à 4,4 °C d’ici la fin du siècle. Nous aurions déjà dû commencer à baisser nos émissions de 7,6 % par an entre 2020 et 2030, pour limiter le réchauffement à 1,5 °C et de 2,7 % par an pour qu’elle se maintienne en deçà de 2 °C (source Nations Unies).

Une augmentation des sécheresses & une multiplication des catastrophes climatiques

Il existe plusieurs types de sécheresses. D’abord, la sécheresse météorologique, c’est-à-dire une sécheresse liée à un manque de pluie. Ensuite, la sécheresse agricole, qui est un déficit en eau des sols (1 à 2 mètres de profondeur), qui provoque donc une altération du développement de la végétation. Enfin, la sécheresse hydrologique, qui se traduit par le changement de niveau de l’eau des lacs, des rivières ou des nappes souterraines.

Et si les températures augmentent, il est logique que les saisons se dérèglent et notamment, que les sécheresses se multiplient, quelles qu’elles soient. Nous le constatons d’ailleurs cette année au mois de mai, en France, avec des températures plus élevées que la moyenne à cette époque de l’année.

Le responsable : le changement climatique. Il engendre une évaporation plus forte de l’eau et renforce ainsi l’intensité et la durée des sécheresses. Mais les sécheresses ne sont pas les seuls dérèglements climatiques que l’on constate depuis quelques années.

De façon globale, les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient, liés également à l’évaporation de l’eau plus importante dans les océans et donc une modification des pluies. Elles sont plus intenses, avec des inondations de plus en plus nombreuses et fréquentes dans certaines régions (sans compter que les sols déjà asséchés et/ou goudronnés ne retiennent plus l’eau), mais aussi des glissements de terrain. À l’inverse, d’autres régions comme le Sud Est sont victimes de sécheresses plus violentes qui favorisent de nombreux feux de forêts dévastateurs.

Le réchauffement climatique provoque également un dérèglement global des saisons, qui, à long terme, ne ferait qu’augmenter les catastrophes climatiques.

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Le réchauffement et la montée des océans

Une autre conséquence du réchauffement climatique sur notre planète : la montée du niveau des mers et des océans. Une montée des eaux engendrée par l’augmentation des températures qui provoque une accélération de la fonte des glaciers.

Depuis les années 1 900, il est estimé que le niveau moyen mondial des mers a augmenté de 20 cm. Et cela ne cesse de s’accélérer. Entre 1 900 et le début des années 70, le niveau de l’eau est monté d’environ 1,3 mm par an contre 1,9 mm entre les années 70 et les années 2 000 et presque 4 mm par an entre 2006 et 2018. Le GIEC estime que le niveau des mers pourrait encore augmenter de 1,1 mm d’ici la fin du siècle.

Au-delà des dérèglements que cela provoque sur l’environnement, cela représente également une menace pour les populations qui vivent sur des îles ou dans des zones côtières.

Une mise en danger de la biodiversité et de la santé de l’Homme

Enfin, le réchauffement climatique n’est pas sans conséquences sur nos écosystèmes. Car la biodiversité est un équilibre fragile et le réchauffement climatique est une menace. On estime aujourd’hui entre 20 % et 30 % le nombre d’espèces animales et végétales menacées d’extinction.

Sans compter le déplacement de certaines espèces animales, marines ou terrestres. Avec le réchauffement climatique, ces espèces trouvent de nouveaux territoires accueillants, qu’elles ne fréquentaient pas auparavant. Ou, au contraire, certaines espèces désertent leurs territoires pour aller s’installer dans des zones aux températures plus clémentes.

Aussi, le réchauffement climatique a un impact sur notre santé. Au-delà des émissions de gaz à effet de serre en grande quantité, qui peuvent provoquer des maladies, la prolifération des insectes, vecteurs de nombreuses maladies, parfois mortelles, est aussi en cause. Les moustiques par exemple, se développent dans des zones géographiques initialement tempérées, qui se réchauffent et amènent avec eux de nouvelles maladies (source Ministère de la Transition Ecologique et de la Cohésion des territoires).

Le reboisement au cœur de la lutte contre le changement climatique

Zoom sur 3 initiatives pour lutter contre le réchauffement climatique

Le constat est donc sans appel : le réchauffement climatique est bien là, en majorité provoqué par les actions humaines. Mais alors, comment lutter contre le réchauffement climatique ? Quelles actions climatiques peuvent être mises en place pour réduire ce réchauffement ?

Une start-up californienne accélère la croissance des arbres pour lutter contre le réchauffement climatique

Nous l’avons vu, la déforestation est un fléau. Pour remédier à cela et inverser la tendance, la start-up américaine Living Carbon, a choisi de développer le processus naturel de la photosynthèse pour permettre aux arbres de grandir plus vite et par la même occasion de capturer plus de CO².

La philosophie de l’entreprise est simple : « Nous envisageons un avenir dans lequel les processus naturels qui ont évolué dans tout le règne végétal peuvent être utilisés pour maximiser le potentiel des plantes à séquestrer le carbone et à rééquilibrer les écosystèmes ».

Une initiative qui a visiblement déjà montré des résultats positifs avec des semis de peupliers hybrides génétiquement modifiés (source Trust my Science).

Une start-up française mise sur la production de béton bas carbone

Nous entendions déjà parler de Matterr’Up en 2019, lors du salon Viva Tech. Cette start-up française créée par deux frères landais, a commencé son activité en 2020 avec le souhait de révolutionner le secteur de la fabrication du béton.

L’idée de la start-up et de limiter la pollution générée par le BTP en agissant sur les matériaux de construction et en proposant une alternative au béton, durable, accessible et répondant aux enjeux d’urbanisation.

Pour cela, ils proposent donc des matériaux innovants, écologiques et responsables, fabriqués à base d’argile crue. Pour en savoir plus, rendez-vous directement sur leur site.

Transformer notre alimentation pour répondre au choc alimentaire du réchauffement climatique

Enfin, la dernière innovation que nous souhaitions mettre en lumière aujourd’hui, c’est la start-up française Algama. Une entreprise qui propose des solutions pour permettre de continuer à nourrir tous les êtres humains qui peupleront la planète d’ici 2050, soit environ 9,5 milliards de personnes.

Cette solution se base sur la consommation d’algues. L’entreprise, déjà en action depuis 2013, sélectionne les meilleures algues afin de les transformer en ingrédients, qui seraient une alternative durable aux produits d’origine animale, comme les œufs ou la viande. Une alimentation du futur qui est à la fois plus écologique, plus durable et qui permet de répondre aux besoins croissants de la population mondiale.

Conclusion

Il n’est plus nécessaire désormais d’être un scientifique pour constater le réchauffement climatique. Changement des saisons, catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et intenses, modification et disparition de la biodiversité… Nous voyons au quotidien les effets du réchauffement climatique sur l’environnement.

Alors comment éviter ce réchauffement climatique ? En agissant et en modifiant nos modes de vie et de consommation ! C’est d’ailleurs un avis partagé par de nombreuses start-up qui se lance dans des initiatives utiles, à la fois pour le besoin des Hommes et pour la protection de l’environnement !

Objectif : maintenir en dessous de 2 °C le réchauffement de la planète d’ici à la fin du siècle. Un challenge accepté, à suivre…

Dérèglement climatique : que faire face à l’inquiétante augmentation des catastrophes climatiques

 

Crédit photos : Andre Moura, Pixabay, Harrison Haines

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