Après des années marquées par des alertes climatiques et le déclin de la biodiversité, septembre apporte son lot de bonnes nouvelles environnementales du mois en France et à l’international.
Des avancées concrètes en matière d’écologie, de biodiversité, d’énergie renouvelable et de climat viennent ainsi raviver l’espoir d’un avenir plus durable.
Tour d’horizon de ces progrès encourageants qui témoignent d’une transition écologique en accélération.
Avancées en biodiversité et conservation
Parmi les bonnes nouvelles environnementales du mois, citons la protection de la biodiversité, qui a connu des progrès majeurs durant l’été 2025.
Des initiatives historiques ont en effet été prises pour préserver les écosystèmes marins et terrestres, à la fois en France et à l’échelle mondiale.
La plus grande aire marine protégée au monde voit le jour en Polynésie française
L’une des bonnes nouvelles environnementales du mois les plus marquantes provient de l’océan Pacifique.
En juin 2025, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC) à Nice, la France a en effet annoncé la création de la plus grande aire marine protégée (AMP) de la planète en Polynésie française.
Concrètement, l’intégralité de la zone économique exclusive polynésienne, soit 4,8 millions de km², est désormais classée en réserve marine.
Dont 900 000 km² en protection stricte, interdisant donc toute activité extractive.
Jamais un espace marin aussi vaste n’avait bénéficié d’un statut de préservation aussi élevé. Cette mesure historique vise à sauvegarder l’exceptionnelle biodiversité des eaux polynésiennes (requins, coraux, tortues, etc.), tout en protégeant les pratiques de pêche artisanale locales.
Les retombées dépassent le cadre local.
Grâce à cette AMP polynésienne et à d’autres engagements pris au sommet de Nice, la surface des océans protégés dans le monde va ainsi passer d’environ 8,3 % fin 2024 à plus de 12 %.
Cela représente une augmentation de 30 % des aires marines protégées globalement, rapprochant alors la communauté internationale de l’objectif de 30 % d’océans protégés d’ici à 2030, fixé par l’accord mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.
Moins de feux de forêt en Amazonie : un recul bienvenu de la déforestation
Autre bonne nouvelle environnementale du mois : la déforestation par incendie a fortement reculé en Amazonie brésilienne.
D’après les données de l’outil de suivi satellite MapBiomas, la surface forestière détruite par le feu a en effet diminué de 65 % en juillet 2025 par rapport à juillet 2024.
En chiffres, environ 143 000 hectares ont brûlé en Amazonie brésilienne en juillet 2025, contre plus de 400 000 l’année précédente.
Sur l’ensemble du Brésil (Amazonie et savane du Cerrado), 748 000 hectares ont été touchés par des incendies en juillet, soit 40 % de moins qu’à la même période en 2024.
Cette baisse spectaculaire des feux s’explique en partie par le retour de pluies abondantes et une saison humide plus longue, après deux années de sécheresse sévère.
La météo favorable, conjuguée à davantage de prudence de la part des agriculteurs pratiquant le brûlis, a contribué à réduire ces incendies dévastateurs.
Sur les sept premiers mois de 2025 (janvier à juillet), le Brésil a enregistré 2,45 millions d’hectares brûlés, soit une baisse de 59 % par rapport à la même période en 2024.
Cette nette amélioration, excellente nouvelle environnementale, est aussi synonyme de moindre déforestation, de préservation accrue de la biodiversité amazonienne et de réduction des émissions de CO₂ liées aux feux de forêt.
Des espèces emblématiques en voie de retour
En Europe, des signaux encourageants continuent également d’émerger pour la faune sauvage.
Parmi les bonnes nouvelles environnementales du mois, citons la progression de programmes de réintroduction d’espèces menacées.
Le lynx boréal fait ainsi son retour dans les forêts des Ardennes belges après plus d’un siècle d’absence, grâce aux efforts de conservation transfrontaliers.
Les premières naissances de lynx en liberté y ont été observées récemment, signe que ce grand félin reconquiert peu à peu son territoire ancestral1.
De même, les populations de bisons d’Europe et de chevaux sauvages connaissent un regain dans certaines réserves européennes et contribuent à la restauration d’écosystèmes ouverts.
Ces succès de conservation montrent ainsi qu’avec de la persévérance, la biodiversité peut rebondir.
Bien que discrets à l’échelle d’un mois, ils participent, à leur échelle, aux bonnes nouvelles environnementales en Europe, et prouvent que la nature reprend ses droits lorsque l’homme lui en donne l’opportunité.
Transition énergétique : les renouvelables en plein essor
Les bonnes nouvelles environnementales du mois touchent également le secteur de l’énergie.
Un mouvement mondial sans précédent est désormais en cours vers les propres, porté par des investissements records et des réalisations concrètes qui accélèrent la transition écologique.
De la production d’électricité à la mobilité, le déploiement des solutions bas-carbone s’intensifie, et réduit ainsi l’empreinte carbone, tout en apportant de bonnes perspectives pour le climat.