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24 août 2022

Les bonnes nouvelles du mois pour la planète

Quelles sont les bonnes nouvelles pour la planète en termes de climat et de biodiversité pour le mois de mai ? C’est parti !

Les bonnes nouvelles pour la biodiversité

Le retour du loup en Bretagne

Les bonnes nouvelles pour la planète commencent par la réapparition du loup en Bretagne après une longue absence.

La dernière observation du loup en Bretagne remontait à 1913. Et pourtant, plus d’un siècle après sa dernière apparition, un spécimen a été aperçu dans les Monts d’Arrée, un massif montagneux breton situé au cœur du parc régional d’Armorique.

Le retour du loup en Bretagne n’a pas surpris les observateurs aguerris. En effet, plusieurs individus avaient été observés en Loire-Atlantique et dans les régions avoisinantes durant les derniers mois.

C’est grâce à la présence de caméras automatiques, installées dans la réserve naturelle des Monts d’Arrée, que la commune de Berrien a vu apparaître le premier loup breton du XXIᵉ siècle, ce 4 mai 2022.

Les questions du point de départ, de l’âge et du comportement du canidé se posent désormais.

Géographiquement parlant, rien n’est certain. Selon différents observateurs expérimentés, le loup pourrait aussi bien venir du Morbihan, des Alpes, du massif central et même de l’Allemagne ou des Pays-Bas.

L’extrait vidéo sur lequel il apparaît permet d’estimer son âge à environ 1 an. Ses déplacements solitaires font état d’un mâle ayant quitté sa meute en quête d’un nouveau territoire où s’établir.

En quête d’un partenaire sexuel pour se reproduire, le loup peut parcourir plusieurs centaines de kilomètres (jusqu’à 1500 km) avant de se fixer ; il s’agit de la phase de dispersion.

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Redécouverte de l’orchidée Prasophyllum morganii supposée éteinte

Les bonnes nouvelles pour la planète concernent ici une autre espèce présumée disparue depuis un siècle, cette fois-ci végétale.

La Prasophyllum morganii, communément appelée l’orchidée mignonnette-poireau, a refait son apparition pour le plus grand bonheur des botanistes.

À l’origine, l’orchidée Prasophyllum morganii a été découverte en 1929 par un éleveur de bétail, Henry Morgan, dans le sud de l’Australie. Elle avait ensuite été déclarée grâce à un de ses amis botanistes, William Henry Nicholls.

Alors que ce dernier avait conservé quelques exemplaires de la fleur sous forme séchée ou dans de l’alcool, elle avait ensuite disparu et semblait s’être éteinte depuis 1933.

Les circonstances de sa redécouverte sont tout aussi surprenantes. En effet, l’orchidée au parfum citronné fut redécouverte de manière inespérée dans le sud-est de l’Australie.

Comme c’est malheureusement de plus en plus souvent le cas, l’Australie et ses côtes ont été frappées de plein fouet par les incendies en 2019 et en 2020.

Ces incendies ravageurs ont provoqué la mort de plus d’un milliard d’animaux et de plusieurs centaines de milliards d’insectes, sans oublier la flore, elle aussi lourdement impactée.

Désirant mesurer l’ampleur des dégâts sur la faune et sur la flore, le gouvernement Australien a lancé des recherches pour mieux comprendre l’impact de cette catastrophe.

C’est au cours de ces investigations que l’orchidée fut redécouverte. Pas moins de 500 individus ont été recensés.

Renaissante, mais menacée, la Prasophyllum morganii est désormais cultivée aux jardins botaniques royaux de Victoria afin que celle-ci se démultiplie et puisse un jour repeupler son habitat naturel.

La Californie se dote du plus grand pont au monde dédié aux animaux

Ces dernières semaines ont aussi été celle du lancement du plus grand chantier de pont animalier au monde.

Le pont s’élèvera à 64 mètres de haut pour 50 mètres de large, reliera les deux montagnes de Santa Monica et surplombera l’autoroute 101.

Équipée de 2 x 5 voies, celle-ci est l’une des plus empruntées, mais aussi l’une des plus dangereuses routes au monde.

Ainsi, chaque année, de nombreux coyotes, cerfs, lézards, serpents, grands félins et autres animaux sauvages sont tués sur les autoroutes de Los Angeles.

Le projet ne brille pas seulement par sa taille extraordinaire, puisqu’il s’agit en fait d’un éco-pont, aussi appelé éco-duc ou pont végétalisé.

Afin de favoriser le bien-être animal et la préservation de la biodiversité dans son ensemble, l’architecte et ses associés ont élaboré un pont doté de murs végétaux.

Celui-ci sera recouvert de plantes locales, le bruit et la lumière nocifs pour les animaux nocturnes seront atténués.

Lancée le 22 avril 2022, soit le jour de la Terre, la construction de cette merveille d’ingénierie pour préserver la biodiversité devrait prendre fin d’ici à 2025.

Des droits juridiques accordés aux animaux sauvages en Équateur

La protection de la biodiversité et des animaux a fait un pas de plus en Amérique du Sud, plus précisément en Équateur.

Rappelons que l’Équateur est déjà un exemple en matière de protection de l’environnement. En effet, en 2008, le pays inscrivait déjà “les droits de la nature” dans sa constitution, un exemple ensuite suivi par d’autres nations comme l’Italie et le Panama.

Ces nouveaux droits constitutionnels à destination des animaux sont historiques et marquent une avancée majeure pour la protection de la planète.

Ainsi, les animaux ont désormais le droit de “ne pas être chassés, pêchés, capturés, collectés, extraits, gardés, retenus, trafiqués, commercialisés ou échangés”. De plus, ils ne doivent pas être destinés à être “utiles” à l’être humain.

Enfin, les animaux sauvages équatoriens détiennent le droit “au libre développement de leur comportement animal, qui comprend la garantie de ne pas être domestiqué et de ne pas être contraint d’assimiler des caractéristiques ou des apparences humaines.”

Toutefois, les “interactions biologiques” classiques d’élevage, de pêche ainsi que de domestication restent autorisées.

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Naissance exceptionnelle d’un rhinocéros de Sumatra en Indonésie

Restons dans le monde des animaux et dirigeons-nous cette fois-ci en Indonésie où un nouveau vent d’espoir souffle sur une espèce lourdement menacée.

Le 24 mars, Rosa, une femelle rhinocéros introduite dans la réserve du parc national de Way Kambas en 2005 en Indonésie, a donné naissance à son bébé.

Cette naissance est une nouvelle exceptionnelle pour la communauté scientifique, les associations de protection de la planète et de la faune tout comme pour tous les amoureux des animaux de manière générale.

Et pour cause, cette espèce de rhinocéros est la plus petite et la plus menacée au monde, désormais classée en “danger critique” par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Alors qu’ils se comptaient autrefois par milliers de l’Inde à la Chine et dans toute l’Asie, la population actuelle de rhinocéros de Sumatra ne dépasse pas les 80 individus.

La naissance du bébé de Rosa porte à huit la population de rhinocéros de Sumatra vivant dans la réserve de Way Kambas. Plus exceptionnelle encore, cette naissance est la première pour cette espèce dans une réserve en 120 ans.

Record des démolitions de barrage en Europe en 2021

Construits en travers des cours d’eau, les barrages sont utilisés pour l’irrigation, l’industrie, le contrôle des crues, l’hydroélectricité, la pisciculture ou encore la retenue d’eau potable.

À ce jour, plus d’un million de barrages (seuils, écluses et moulins compris) jonchent le territoire européen. En France, plus de 80 000 obstacles construits occupent les 600 000 km de cours d’eau.

Parmi le million de barrages européens, plus de 150 000 seraient obsolètes, dénués d’intérêt économique et néfastes pour la biodiversité.

Tout d’abord, les barrages et leurs dérivés coupent les continuités écologiques qui permettent aux animaux et aux plantes aquatiques de se disséminer et de circuler librement à travers les écosystèmes.

Ainsi, plusieurs poissons migrateurs comme la truite, le saumon, l’esturgeon ou l’anguille sont stoppés et bloqués et ne peuvent plus rejoindre leur zone habituelle d’alimentation ou de reproduction. Ces obstacles impactent également certaines espèces de mammifères comme la loutre.

La fondation mondiale pour la migration des poissons révèle également, à travers l’indice planète vivante, que le déclin des poissons migrateurs d’eau douce des 50 dernières années en Europe est de 93 %. La multiplication des barrages durant cette période explique une grande partie de ce phénomène.

Les obstacles fluviaux impactent aussi le niveau des nappes phréatiques, la qualité de l’eau, l’érosion des canaux et des côtes, provoquent la disparition des plages en plus de générer des émissions de gaz à effet de serre.

Heureusement, la donne change peu à peu. Au cours de l’année 2021, le groupement d’ONG Dam removal Europe, comptabilise 239 barrages supprimés à travers 17 pays du vieux continent, ainsi que de nombreux projets de suppression à venir, de très bonnes nouvelles pour continuer à protéger la biodiversité !

Retour à la vie d’une rivière asséchée en Australie

La dernière bonne nouvelle pour la biodiversité nous provient d’Australie où une rivière sèche durant la majorité de l’année renaît périodiquement, pour le plus grand bonheur des habitants et de l’environnement.

Située en Australie occidentale, la rivière de Greenough reprend vie lors des périodes de pluies diluviennes. Une scène magique et spectaculaire immortalisée par un habitant australien producteur de films qui illustrent la beauté de la Terre.

Comment idverde améliore l’impact environnemental de ses projets ?

Les bonnes nouvelles pour le climat

Une ancienne plaine polluée transformée en forêt dans le Val-d'Oise

La première bonne nouvelle pour le climat nous provient du département du Val-d’Oise, situé dans la région Île-de-France.

La plaine de Pierrelaye-Bessancourt a subi la pollution et l’épandage des eaux usées de Paris durant plusieurs décennies.

Aujourd’hui la roue tourne. Ce site de 1300 hectares, autrefois envahi par les décharges sauvages et par les eaux usées de la capitale, renaît afin de devenir le nouveau poumon vert du département.

Après avoir été assaini, un vaste projet consistant à planter plus d’un million d’arbres afin de former une immense forêt a été lancé depuis la fin de l’année 2019.

Chiffré à plus de 84 millions d’euros, le projet est payé en partie par l’ancien pollueur, le Syndicat pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, à titre de réparation.

Au rythme de plusieurs centaines de plantations par jour durant six à huit ans, la forêt devrait s’étendre de tout son vert d’ici à 30 ans, pour le plus grand bonheur de la planète et des habitants de la région.

La forêt ne regroupe pas moins de 30 essences d’arbres sélectionnées par l’Office National des Forêts (ONF), notamment pour leurs capacités à faire face au réchauffement climatique.

Découverte de gigantesques réservoirs d’eau dans les profondeurs de l’Antarctique

Quittons les frontières continentales pour nous diriger vers les confins glaciers situés au Pôle Sud de la planète. Nous parlons bien sûr de l’Antarctique, plus précisément de sa partie Ouest, l’Antarctique occidental.

Une étude publiée dans la prestigieuse revue Science révèle la présence d’une importante quantité d’eau souterraine sous la calotte glaciaire, une découverte aux conséquences potentiellement majeures !

C’est en utilisant la technique de l’imagerie magnétotellurique que l’équipe de chercheurs a fait cette découverte bouleversante. Celle-ci consiste à enregistrer les variations des champs électromagnétiques naturels de la planète afin de déterminer les propriétés des matériaux situés plus en profondeur.

C’est ainsi qu’une couche de sédiments très anciens, chargée d’eau salée a été détectée. Celle-ci serait issue des boues et sables océaniques pluri millénaires (5000 à 7000 ans).

Ces sédiments auraient alors agi comme une éponge et renfermeraient désormais des quantités gigantesques d’eau. Le volume de liquide enfoui est tel que si celui-ci était entièrement libéré, la profondeur passerait de 220 à plus de 800 mètres, selon une des chercheuses.

D’après ces mêmes chercheurs, la présence d’eaux souterraines ne serait pas un phénomène isolé et pourrait s’étendre à d’autres endroits de la calotte glaciaire de l’Antarctique.

Cette découverte n’est pas sans conséquences. De telles quantités d’eau présente dans les profondeurs de la glace bouleversent totalement les modèles servant à anticiper le changement climatique.

Les réservoirs souterrains auraient notamment la capacité de modifier l’écoulement de la glace en surface. En d’autres termes, les sédiments situés sous les glaces, agissant comme des éponges absorbent l’eau douce présente au-dessus d’eux. L’eau évite ainsi de s’accumuler à la surface, freinant par la même occasion le glissement des blocs !

Conclusion

À l’occasion des bonnes nouvelles pour la planète du mois de mai, la protection de la biodiversité et des animaux sont mis à l’honneur.

Du côté de l’Indonésie, la naissance rare d’un rhinocéros de Sumatra vient doucement repeupler une population en danger critique d’extinction.

Le continent américain brille quant à lui grâce aux nouveaux droits légaux désormais détenus par les animaux sauvages, ainsi qu’à la construction du plus grand pont pour animaux au monde situé en Californie, au-dessus des autoroutes menant à Los Angeles !

Enfin, les bonnes nouvelles pour la planète et le climat prennent la forme d’une initiative prometteuse et d’une découverte porteuse d’espoir au service de la préservation de l’environnement.

Earth Hour : éteindre la lumière pour sensibiliser à la préservation de notre planète

Crédit photos : Anna Tarazevich, Pixabay, Carolina de la Isla

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