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22 juin 2022

Les bonnes nouvelles du mois pour la planète

Au programme ce mois-ci, nous allons parler protection de l’environnement, de la biodiversité et de la lutte contre la pollution. Des sujets au cœur des préoccupations de plus en plus de citoyens.

Des bonnes nouvelles qui ne pourraient pas exister sans l’investissement des nombreux acteurs qui œuvrent au quotidien pour protéger et préserver la planète. Nous pensons notamment aux nombreux collectifs et aux nombreuses associations de protection de l’environnement, qui se multiplient d’année en année ! Mais cela inclut aussi de plus en plus d’entreprises qui, comme idverde, mettent un point d’honneur à réduire leur impact environnemental et à protéger la planète.

Voyons donc en détail quelles sont les bonnes nouvelles pour la planète ce mois-ci !

De plus en plus de moyens en faveur de la protection de l’environnement

Globalement, la première bonne nouvelle pour la planète Terre, c’est que les efforts en faveur de la protection de l’environnement se multiplient. Le scepticisme climatique perd du terrain pour laisser place à des actions concrètes en faveur de la protection de l’environnement.

2021, une année record pour la plateforme de financement participatif Zeste

C’est après 5 ans de vie que la plateforme de financement participatif Zeste.coop a enregistré ses plus gros records. Record par le montant d’argent récolté, qui s’est donc élevé à 830 000 €. Mais aussi, record par le nombre de projets accompagnés : 121 projets en un an.

Zeste.coop est un outil qui va permettre de réaliser et concrétiser des projets, en mobilisant les réseaux des porteurs de projets en question. Deux objectifs : se faire connaître largement et lever des fonds de financement.

Depuis 2016, date de sa création, la plateforme Zeste a soutenu de nombreuses idées, toutes avec un but lié au développement durable : protection de l’environnement, projet d’insertion ou associatif, développement de la culture… Au total, Zeste a permis à plus de 600 projets de voir le jour, pour un total de 3,7 millions d’euros collectés. L’année dernière, les projets accompagnés par Zeste ont été par exemple des pâtisseries et boulangeries bios, des agriculteurs, des magasins de bio et de vrac… Et bien d’autres encore !

Et cette année record est une double bonne nouvelle ! D’abord, cela signifie que vous êtes de plus en plus nombreux à vous mobiliser. Mais cela signifie aussi que la plateforme va pouvoir aider de plus en plus de projets bios, éthiques et responsables à se développer !

60 milliards de dollars au service de la biodiversité

Il s‘agit d’un appel, lancé et signé par de nombreux organismes qui luttent pour la protection de l’environnement : WWF, l’UICN, Conservation International, Campaign for Nature, ou encore Rainforest Trust… Autant d’acteurs qui se sont mobilisés lors de l’Assemblée de l’ONU à Nairobi pour appeler les États développés à accorder 60 milliards d’euros d’aide par an aux pays les plus pauvres. Et ce, dans le but de protéger la biodiversité.

Car selon ces ONG, « 30 % des menaces mondiales pesant sur la biodiversité sont causées par le commerce international, notamment des matières premières, produites dans les pays en développement pour être utilisées dans les pays développés ».

Un financement qui permettrait d’atténuer un « impact disproportionné » des pays riches par rapport aux pays pauvres, qui devrait également s’accompagner de « financements locaux publics et privés en faveur de la biodiversité […] ».

Aujourd’hui, le montant accordé par les États développés en faveur de la biodiversité s’élève à environ 133 milliards de dollars. Or, pour lutter efficacement contre la perte de la biodiversité, il faudrait que ce montant soit de 844 milliards de dollars. Et si la somme de 60 milliards de dollars par an paraît utopique, Marco Lambertini, directeur général du WWF, affirme que c’est possible et qu’il s’agit de « réorienter les investissements actuels de la destruction [de la biodiversité] vers les investissements pour sa préservation ».

Une bonne nouvelle de savoir que ces objectifs sont atteignables ! D’ailleurs, les pays développés s’étaient eux-mêmes engagés, dès 2020, à fournir 100 milliards de dollars par an d’aide aux pays en développement, face à la crise climatique. Des promesses qui restent encore à réaliser.

La fin des pubs sur les contenus climato-sceptiques sur Google & YouTube

Nous vous parlions un peu plus haut de scepticisme climatique. En 2019, un sondage réalisé par Opinion Way révélait qu’environ 36 % des Français(es), entre 18 et 24 ans ne croyaient pas au réchauffement climatique. C’est beaucoup, notamment lorsque l’on constate la véracité du réchauffement climatique par le biais de nombreuses études et rapports. Mais cela s’explique notamment par l’intox, la désinformation à laquelle ces générations sont confrontées, notamment sur internet.

Bonne nouvelle ! Depuis la fin de l’année dernière, YouTube et Google, deux mastodontes du numérique, ont décidé purement et simplement d’interdire les publicités liées aux contenus climato-sceptiques. Ainsi, les contenus climato-sceptiques ne pourront plus être financés par ces pubs. Une grande avancée qui, selon l’organisme Avaaz, « pourrait inverser le cours de l’économie du climato-scepticisme. »

Les bonnes nouvelles pour la lutte contre la pollution

Des nouvelles règles d’interdiction pour les pesticides

L’usage des produits phytosanitaires chimique recule encore un peu plus ! Un pas de plus dans la lutte contre la pollution avec une loi qui s’étend. Une bonne nouvelle pour la biodiversité et la planète dans son ensemble, qui s’en trouvera moins polluée.

Déjà en 2017, l’usage de pesticides par les collectivités avait été interdit pour l’entretien des espaces verts et de la voirie. Une interdiction qui s’était déjà étendue en janvier 2019 aux particuliers et jardiniers amateurs, qui n’ont désormais le droit d’utiliser que des produits d’origine naturelle.

Dernière mise à jour de cette loi : à partir de juillet 2022, cette interdiction sera à nouveau étendue. Elle concernera également les copropriétés, les hôtels, les terrains de campings, les parcs d’attractions, les zones commerciales, les espaces verts des entreprises, des écoles, des établissements de santé, ou encore les cimetières… Sans oublier certains terrains sportifs (hippodromes, terrains de golf…)

Même si quelques exceptions persisteront jusqu’en 2025 pour les terrains sportifs de haut niveau, c’est déjà une très bonne nouvelle pour la nature.

Un nouveau traité historique contre la pollution plastique

Début mars, l’ONU a planché sur l’élaboration d’un traité, lors de son Assemblée à Nairobi. Un traité sans précédent, pour contrer la pollution plastique. Bonne nouvelle, ce traité a officiellement été adopté le 2 mars 2022.

Pour définir les axes majeurs de ce traité et trouver un accord, les délégués de 175 pays se sont concertés. Ils ont pris en compte à la fois tout le cycle de vie du plastique, de sa conception jusqu’à son recyclage, ses utilisations « durables », mais aussi toute la pollution qu’il produit, qu’elle soit terrestre ou marine.

Pour Inger Andersen, directrice de l’UNEP, « ce texte est la principale avancée depuis l’accord de Paris en réponse à la “triple crise” qui menace la planète : réchauffement, pollution et déclin de la biodiversité ». Une bonne nouvelle donc pour l’environnement !

Plus de trains pour des voyages plus responsables

Avec la pollution générée par les transports, nous sommes de plus en plus incités, soit par conscience écologique, soit par les différents acteurs qui nous entourent, à voyager plus écoresponsable.

Mais il est difficile de se déplacer de façon écologique quand les infrastructures ne suivent pas. En clair, pour pouvoir prendre plus souvent le train, il faut développer le réseau ferroviaire, CQFD. Or, ces dernières années, de nombreuses lignes de trains ont fermé… !

Bonne nouvelle concernant la mobilité ! Le ministère des transports a pris l’initiative de remettre au goût du jour de nombreuses lignes nationales. D’ailleurs, les trajets de nuit vont faire leur grand retour ! D’ici à 2030, il est prévu de remettre en service une dizaine de lignes nationales. Des lignes comme Paris-Nice et Paris-Lourdes ont déjà été remises en service en 2021. La prochaine ligne à rouvrir sera la ligne Paris-Aurillac.

Il faut dire que le train est LA solution de transports écologique. Un train émet jusqu’à 50 fois moins de CO² que la voiture et même 80 fois moins de CO² que l’avion. Donc rouvrir des lignes et préférer prendre le train pour les longs trajets, c’est un geste écologique !

Et bientôt, nous verrons de plus en plus de trains à hydrogène, partout en France. Ces trains viendront remplacer les trains de transports de marchandises, qui, pour l’essentiel, fonctionnent encore au diesel. Ils ont par ailleurs déjà été testés fin 2021, pour des transports régionaux à Valenciennes. Début 2022, des régions ont même commandé leurs premiers trains bi-modes. Ce sont des trains qui fonctionnent à la fois à l’électricité et à l’hydrogène et qui remplaceront, à terme, les TER. Le choix du train à hydrogène s’explique car il n’émet aucun gaz à effet de serre, mais de la vapeur d’eau et de l’eau condensée.

Innovations environnementales : les solutions de demain pour protéger l’environnement

high speed railway platform

Les bonnes nouvelles pour la biodiversité

Finissons ce tour d’horizon des bonnes nouvelles pour la planète en parlant de la préservation de la biodiversité ! Car oui, il y a aussi des bonnes nouvelles pour la biodiversité.

Cute squirrel playing with fallen dry maple leaves in a park during daytime

Des écuroducs pour protéger les écureuils des accidents routiers

Chaque année, de nombreuses espèces animales sont victimes d’un fléau : les collisions sur les routes. C’est d’ailleurs l’un des principaux facteurs de mortalité de l’écureuil roux.

C’est pourquoi, pour favoriser la protection animale et lutter contre ce phénomène, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) a pris l’initiative de mettre en place des infrastructures aériennes : des écuroducs.

Une infrastructure qui est pour l’instant testée sur deux routes du département du Lot. Deux routes particulièrement risquées pour les écureuils. Car ces derniers sont des animaux qui se déplacent beaucoup, comme le souligne Stéphanie Plaga-Lemanski, de la LPO, qui se charge du projet : « Lorsqu’ils grandissent, les petits sont expulsés du territoire par leurs parents et doivent explorer d’autres sites. ». Des zones bien souvent coupées et traversées par des routes.

Pour installer ces dispositifs, la LPO a fait appel à l’association Cohab’, qui a déjà implanté ce système en Meurthe-et-Moselle, dans l’Hérault et dans l’Aude. Concrètement, les écuroducs sont en fait des passerelles aériennes, sous forme de cordes, tendues entre deux arbres, à plus de 6 mètres du sol. Les écuroducs comprennent également des mangeoires, ce qui incite les écureuils à emprunter ce passage plutôt que de traverser sur la terre ferme. Finalement, l’association Cohab’ enduit l’écuroduc d’huile de noix, très odorante, qui attire les écureuils sur ces passages.

Bien sûr, ces équipements permettent également de recueillir des données pour s’assurer de l’efficacité du dispositif. Un dispositif qui s’avère d’ailleurs efficace même pour d’autres espèces, comme la genette.

Les forêts tropicales se restaurent plus vite que prévu

Cette découverte surprenante et positive a été révélée dans une étude publiée par la revue Science. Elle concerne la régénération des forêts tropicales, qui se restaureraient plus vite que les prévisions envisagées.

Plus précisément, l’étude révèle qu’au bout de 20 ans (seulement) après l’abandon de l’agriculture dans certaines zones tropicales, les forêts qui s’y régénèrent naturellement retrouvent jusqu’à 80 % de la fertilité du sol, de leur structure et de la diversité des arbres des forêts anciennes. Une régénération qui est donc quasi-totale !

Une régénération rapide, qui, selon les chercheurs, s’explique par la présence de « banques de graines » dans les sols, qui ne sont pas soumis à l’agriculture intensive. L’autre raison qui explique cette restauration plus rapide, ce sont les conditions de croissance, dans des zones tropicales, chaudes et humides.

Géraldine Derroire, écologue des forêts tropicales au Cirad ajoute d’ailleurs : « Certains attributs forestiers récupèrent plus vite que d’autres. Par exemple, la fertilité des sols se rétablit généralement à 90 % en moins d’une décennie. Par comparaison, il faut attendre de 2 à 6 décennies pour retrouver 90 % de la diversité des espèces qu’on pourrait trouver dans des forêts anciennes. » (source Cirad).

Des conditions qui sont donc favorables à voir réapparaître la forêt tropicale plus rapidement que prévu, ce qui est une bonne nouvelle pour la planète !

Conclusion

Les bonnes nouvelles pour la protection de l’environnement et la préservation de la planète se multiplient !

Que ce soit pour limiter la pollution, pour protéger la biodiversité ou pour lutter contre le scepticisme climatique, les différents acteurs, associations, ONG, entreprises, voire les politiques, se mobilisent ! Et les résultats sont là…

De nombreuses actions sont mises en place régulièrement et de façon pérenne pour permettre de protéger un peu plus la planète.

PS : vous n’en avez pas assez ? Découvrez les 15 chiffres clés positifs pour la planète !

Quelles solutions pour plus de nature en ville ?

Crédit photos : tom fisk, victor217, wirestock

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