Face à l’urbanisation croissante et au dérèglement climatique, nos villes cherchent des réponses durables et bénéfiques pour les populations et pour l’environnement.
Comment les aménagements paysagers peuvent-ils favoriser la biodiversité urbaine tout en améliorant la qualité de vie ? Quels bénéfices concrets en attendre pour les espaces publics, les entreprises, les collectivités et les populations ?
Enjeux, solutions, réalisations idverde… Découvrons comment les aménagements paysagers favorisent la biodiversité et le cadre de vie des habitants !
Pourquoi intégrer la nature en ville est devenu essentiel ?
Artificialisation des sols et perte de biodiversité
Selon l’IPBES, un million d’espèces sont aujourd’hui en danger de disparition à l’échelle mondiale, principalement à cause de l’artificialisation des terres.
En France, l’urbanisation et l’imperméabilisation des sols artificialisent environ 60 000 hectares chaque année, détruisant les fonctions vitales des sols et les habitats de milliers d’espèces.
Concrètement, l’artificialisation entraîne la destruction ou la fragmentation des habitats naturels, réduisant la diversité des espèces végétales et animales et rendant les écosystèmes moins résilients aux changements climatiques.
Les sols imperméabilisés perdent également leur microfaune et leur matière organique. Rappelons que ces précieux réservoirs de biodiversité jouent un rôle crucial dans la filtration et le stockage de l’eau, la nutrition des plantes ou encore le stockage du carbone.
Pollinisateurs, oiseaux et espèces végétales indigènes reculent au profit des espèces invasives, qui prospèrent dans ces milieux dégradés et homogènes.
Enfin, les sols sont aussi contaminés par les activités humaines notamment via les métaux lourds, les hydrocarbures ou les pesticides, aggravant encore cette dynamique en rendant les milieux impropres à la vie ordinaire.
Des villes sous pression climatique
En plus de l’artificialisation et de la perte de biodiversité, nos territoires et plus particulièrement nos villes font face à une troisième menace majeure connue de tous et toutes, à savoir le dérèglement climatique.
En effet, il peut faire jusqu’à dix degrés de moins à la campagne qu’au cœur des grandes villes la nuit durant un épisode caniculaire.
Ce phénomène des îlots de chaleur urbains résulte directement de la problématique précédente de minéralisation et d’artificialisation des surfaces : revêtements hermétiques et sombres absorbant le rayonnement solaire le jour et le restituant la nuit, espaces végétalisés insuffisants pour rafraîchir l’air…
Pour les espaces urbains, les conséquences dépassent le simple inconfort thermique. Les îlots de chaleur ont des impacts variés sur la santé et le bien-être des habitants, la consommation énergétique liée à la climatisation, la consommation d’eau, la résilience des infrastructures, tout en menaçant ici aussi la survie de la biodiversité animale et végétale.
À cela s’ajoute la question de l’eau, également impactée par le dérèglement climatique et l’urbanisation.
Face à la multiplication des épisodes extrêmes, les villes qui ont sacrifié leurs sols vivants et leur végétation se retrouvent aujourd’hui les plus exposées.
Couplés à l’imperméabilisation des sols, ces épisodes plus extrêmes et plus fréquents limitent l’infiltration de l’eau de pluie, augmentant grandement le ruissellement et les risques d’inondations, ainsi que leurs conséquences humaines et économiques.
Des attentes croissantes des usagers
Face à ces pressions, les attentes des habitants évoluent elles aussi profondément. D’après une étude IFOP, 80 % des Français se rendent dans des espaces verts de manière régulière et 3 Français sur 10 s’y promènent au moins une fois par semaine.
La nature en ville n’est plus perçue comme un simple agrément, elle est devenue une composante essentielle pour le bien-être physique et mental des citadins.
Et pour cause, de nombreuses études démontrent que l’accès aux espaces verts favorise le bien-être et réduit le stress.
Quelques minutes par jour au milieu de la nature suffisent pour alléger l’anxiété, tandis que la pratique d’activités physiques au sein de ces espaces contribue à réduire les risques de nombreuses maladies.
Au-delà de la santé individuelle, c’est aussi le lien social qui est en jeu. Qu’ils soient dédiés à la promenade, à la détente, aux rencontres, au sport, à la culture ou aux projets collectifs, les aménagements paysagers sont de véritables piliers de la vie sociale, offrant des lieux où se tissent naturellement des relations entre habitants de tous âges et de tous horizons.
Comment favoriser la biodiversité grâce aux aménagements paysagers ?
Intégrer la biodiversité dès la conception des projets
Chez idverde, chaque projet fait l’objet d’une étude approfondie des écosystèmes existants dès la conception.
Ce travail en amont comprend par exemple des analyses de sol, l’évaluation des ressources hydriques ou encore la cartographie écologique des espèces végétales et animales pour identifier les enjeux spécifiques de chaque site.
Ce diagnostic préalable permet d’orienter toutes les décisions d’aménagement comme le choix des végétaux, l’installation de refuges, la gestion de l’eau ou encore l’amélioration des sols pour préserver et enrichir les écosystèmes locaux.
Enfin, la prise en compte de ces indicateurs environnementaux est complétée par un suivi régulier de la faune et de la flore à toutes les étapes, de la conception à la réalisation, jusqu’à l’entretien sur le long terme.