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13 février 2026

Les bonnes nouvelles environnementales du mois

Le mois de novembre 2025 a apporté son lot d’événements positifs pour la planète.

Dans de nombreux domaines (biodiversité, transition énergétique, réduction des émissions, initiatives territoriales, accords climatiques et innovations), des avancées concrètes méritent d’être soulignées.

Ces bonnes nouvelles environnementales du mois de novembre montrent en effet que des progrès durables et innovants sont possibles.

Elles démontrent également que les collectivités, les entreprises et les institutions publiques poursuivent activement la transition écologique.

Cela constitue l’occasion d’évoquer des projets concrets dans le monde entier, d’analyser des études scientifiques récentes et d’entendre des experts internationaux sur ces réussites.

Biodiversité : des aires protégées et des espèces restaurées

Une mobilisation internationale en faveur de la biodiversité

Les mesures en faveur de la biodiversité ont marqué des points forts ce mois-ci.

Par exemple, la Polynésie française a annoncé la création de la plus grande aire marine protégée au monde.

Cette réserve couvre l’ensemble de sa zone économique exclusive (4,8 millions de km²), dont 1,1 million de km² en protection stricte.

Razan Al Mubarak, présidente de l’UICN, a d’ailleurs salué cette ambition inédite pour la conservation des océans mondiaux.

De même, en juin 2025, le gouvernement samoan a adopté un plan de gestion intégrale des zones marines, créant ainsi neuf nouvelles aires protégées qui couvrent 30 % de ses eaux territoriales (35 936 km²).

Ces efforts illustrent la tendance mondiale à protéger des portions significatives de milieux naturels (« 30×30 » des objectifs de l’ONU sur la biodiversité).

Des actions concrètes pour la protection des espèces et des milieux naturels

Par ailleurs, des succès de réintroduction d’espèces emblématiques sont à noter.

En Belgique, le lynx boréal a ainsi fait son retour dans les Ardenne après plus d’un siècle d’absence.

Grâce au programme européen LIFE « Lynx » et aux associations naturalistes, plusieurs lynx ont été réintroduits en forêt et les premières portées en liberté ont été observées.

Cet exemple montre comment la restauration des habitats permet aux prédateurs d’origine de retrouver leur territoire naturel.

Des résultats encourageants accompagnent ces projets : mieux protéger nature et habitats se traduit déjà par une renaissance d’écosystèmes.

“Nous protégeons l’océan, nous protégeons aussi notre mode de vie.”

Cette phrase de M Sanjayan (Conservation International) souligne la portée des aires protégées. Les eaux polynésiennes regorgent de requins, tortues et coraux parmi les plus sains jamais étudiés. Leur préservation est un modèle d’écologie marine pour le monde entier.

Réduction de la déforestation

Dans le domaine terrestre, les émissions liées à la déforestation enregistrent une tendance à la baisse.

Selon le Global Carbon Project, les émissions mondiales de CO₂ dues à l’usage des terres (principalement la déforestation) devraient chuter d’environ 10 % en 20251.

Recul lié à la diminution récente des feux de forêt en Amérique du Sud.

Cette baisse porte un message d’espoir : les efforts de protection forestière et de reforestation commencent à avoir un impact mesurable sur le bilan carbone global.

Notons aussi que la déforestation en Amazonie a diminué de 11 % en un an, atteignant son niveau le plus bas depuis 2014.

Ces bonnes nouvelles environnementales du mois de novembre peuvent inspirer d’autres initiatives de lutte contre la dégradation des écosystèmes.

Par exemple la replantation d’arbres ou la création de corridors forestiers, afin de renforcer durablement le « poumon vert » de la planète.

Transition énergétique et technologies propres

Les énergies renouvelables franchissent un cap historique

La transition vers une énergie bas-carbone s’accélère nettement.

Pour la première fois, les énergies renouvelables ont produit plus d’électricité que le charbon dans le monde au cours du premier semestre 2025.

Cet événement majeur, confirmé par de multiples sources, marque alors un tournant historique de la transition énergétique globale.

Les coûts du solaire et de l’éolien continuent de s’effondrer, permettant à ces filières d’étendre rapidement leur capacité.

Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), confirme que le solaire photovoltaïque sera au cœur de la croissance future des renouvelables.

Cette dynamique est visible dans les chiffres d’investissement.

Selon l’AIE, l’investissement mondial total dans le secteur de l’énergie atteindra 3 300 milliards de dollars en 2025.

Dont 2 200 milliards consacrés aux technologies propres, soit deux fois plus que dans les énergies fossiles.

Le solaire captera à lui seul 450 milliards de dollars de ces investissements.

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Technologies durables et infrastructures locales : cap sur l’innovation

Ces progrès traduisent l’essor d’une économie de l’énergie verte.

Des projets technologiques innovants émergent pour combiner numérique et énergie propre.

Au Maroc, la ville de Dakhla a par exemple inauguré deux infrastructures stratégiques : le méga datacenter « Igoudar Dakhla », alimenté exclusivement par des énergies renouvelables et l’institut « Jazari », dédié à l’intelligence artificielle appliquée à la transition énergétique.

Ce partenariat inédit entre transition numérique et énergies vertes illustre comment les nouvelles technologies (IA, data centers) peuvent être « durables » et renforcer la résilience énergétique.

Les pays multiplient aussi les investissements dans des infrastructures propres.

La France a ainsi construit la plus grande unité de production de biogaz du pays dans le bassin de la Seine (réduction des déchets et énergie locale).

Elle accélère parallèlement le déploiement du biométhane dans son réseau de gaz.

« Le solaire et l’éolien croissent désormais assez vite pour suivre la demande mondiale en électricité, marquant le début d’un vrai basculement », constate Małgorzata Wiatros-Motyka, analyste climat chez Ember.

Cette citation d’expert souligne qu’en 2025, la chaîne complète, de la R&D aux installations de terrain, est suffisamment mature pour faire de la transition énergétique une réalité tangible.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre

Réduction des émissions : un signal encourageant pour le climat

Sur le front climatique, de bonnes nouvelles portent sur la baisse relative des émissions.

D’une part, comme vu ci-dessus, la chute de la déforestation mondiale entraîne une diminution notable des émissions liées aux terres.

D’autre part, l’attention se focalise sur les « gaz super-polluants » de courte durée de vie, particulièrement le méthane.

Un accord mondial sur la réduction du méthane devrait d’ailleurs émerger de la COP30 (Belém, 10-22 nov. 2025), avec la création d’une coalition de pays (dont la France) pour coordonner les efforts.

Avant même la tenue de la conférence, la Bloomberg Philanthropies avait déjà annoncé 100 millions de dollars supplémentaires pour financer la lutte contre les émissions de méthane.

Ces initiatives reflètent la priorité nouvelle donnée au méthane, car diminuer ce gaz puissant permettrait de freiner rapidement le réchauffement climatique.

Vers une amélioration des trajectoires climatiques mondiales

À plus long terme, les experts rappellent que les trajectoires de réchauffement planétaire tendent à s’améliorer.

D’après le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les nouvelles contributions climatiques (NDC) remises avant la COP30 ont réduit les prévisions de réchauffement futur de 2,6-2,8°C à 2,3-2,5°C d’ici à 2100.

Certes, cet effort reste insuffisant pour limiter le réchauffement à 1,5°C.

Il montre cependant que les technologies existent pour engager la transition.

Inger Andersen (PNUE) note que l’essor du solaire et de l’éolien, avec des coûts en chute libre, offre désormais « la chance que ce succès se généralise ».

Cela confirme que les solutions bas-carbone (renouvelables, reforestation, réduction du méthane) sont matures.

Chaque fraction de degré de réchauffement évitée se traduit par moins de coûts et de dommages et plus de co-bénéfices pour la santé et l’économie.

Initiatives territoriales et projets concrets

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Des collectivités engagées dans la transformation écologique

De nombreux territoires illustrent les bonnes nouvelles du mois par des actions locales concrètes.

La région Île-de-France a par exemple mis en avant en novembre 2025 l’innovation urbaine durable lors du Smart City Expo de Barcelone.

11 start-ups franciliennes (mobilité intelligente, bâtiments durables, efficacité énergétique, etc.) y ont exposé des solutions pour des villes durables.

Cet événement montre l’engagement des collectivités locales à intégrer la transition verte au quotidien (bâtiments bas-carbone, smart grids, qualité de l’air).

De même, des villes et des régions dans le monde lancent des plans d’action ambitieux, comme des programmes de végétalisation urbaine, de verdissement des toits ou de requalification des espaces publics pour la nature.

Ces projets territoriaux démontrent que les collectivités prennent en main la préservation de la nature en ville et la résilience climatique à leur échelle.

Des financements publics et internationaux en soutien aux territoires

Par ailleurs, plusieurs gouvernements ont annoncé de nouvelles politiques durables ce mois-ci.

L’Union européenne a confirmé le maintien de son engagement « Fit for 55 » (réduction de 55 % des émissions d’ici 2030) et continue de financer massivement la transition (infrastructures ferroviaires, hydrogène vert, énergies renouvelables).

Des appels à projets (comme le Fonds pour l’innovation européen) ont retenu des dizaines de projets français et européens en technologies vertes.

Sur un plan financier, le Fonds vert pour le climat (UNFCCC) a atteint des records d’activité. En 2025, il a annoncé un volume de projets approuvés de 3,26 milliards de dollars, en nette hausse par rapport à l’année précédente.

Surtout, l’objectif historique de 100 milliards de dollars par an pour l’aide climatique aux pays pauvres a été atteint en 2023, marquant ainsi la levée d’une barrière majeure.

Les discussions à la COP30 ont ensuite fixé des ambitions accrues.

Les pays riches se sont engagés à porter ce financement à 300 milliards de dollars par an d’ici à 2035, avec un appel à mobiliser jusqu’à 1 300 milliards incluant l’investissement privé.

Ces avancées financières montrent que le volet territoires est aussi au cœur de la dynamique.

L’argent afflue pour soutenir les projets locaux et le développement durable.

Ces actions de terrain et ces politiques publiques créent alors un cercle vertueux.

Les projets locaux (énergies propres, infrastructures vertes, protection des espaces) nourrissent la confiance des citoyens. Elles renforcent également le leadership territorial sur le climat.
En parallèle, les fonds internationaux débloqués (Fonds vert, GCF, etc.) financent massivement des initiatives locales durables. Ils alignent ainsi l’action globale et locale.

Accords internationaux et engagement climatique

Les négociations climatiques continuent d’évoluer positivement, même si des progrès restent à faire.

La COP30 de Belém a mis l’accent sur la protection des forêts tropicales, abondant dans le sens de l’urgence biologique et climatique.

Outre le lancement du Tropical Forest Forever Facility (TFFF) évoqué plus haut, cette conférence a réaffirmé l’importance du multilatéralisme et de la science dans la lutte contre le changement climatique.

Pour la première fois, un plan d’action a également intégré l’égalité de genre dans la stratégie climat (Plan d’action Genre de Belém), illustrant une approche plus inclusive.

D’autres forums internationaux reflètent des avancées.

Le rapport 2025 de l’OCDE sur l’environnement souligne que la suppression progressive des subventions aux énergies fossiles et le développement des transports propres sont plus que jamais à l’agenda global.

Sur le plan technologique, des innovations saluées par la communauté scientifique apportent de bonnes nouvelles.

Des chercheurs confirment ainsi qu’un stockage géologique durable du CO₂ est réalisable sur des échelles de milliers d’années, véritable atout pour la neutralité carbone.

Par ailleurs, l’utilisation croissante des solutions fondées sur la nature (parcs, infrastructures végétales, agriculture régénérative) est désormais reconnue par les experts (dont l’AIE ou l’ONU) comme un levier essentiel pour maintenir le climat sous contrôle.

Ces études scientifiques récentes confirment que les moyens technologiques et naturels sont disponibles pour inverser certaines tendances négatives.

À condition de les déployer à grande échelle et de façon coordonnée.

Conclusion

Ces bonnes nouvelles environnementales du mois de novembre rappellent que la transition écologique est en marche à tous les niveaux.

Les collectivités, les entreprises et les institutions publiques engagent des projets concrets, de la protection des espèces au développement des énergies renouvelables, qui portent des résultats tangibles.

Dans ce contexte, idverde, acteur paysagiste européen, s’affirme comme un partenaire clé de la transition écologique urbaine.

Forte de son expertise en aménagements durables, l’entreprise contribue quotidiennement à verdir les villes, restaurer la biodiversité locale et créer des espaces naturels de proximité dans les collectivités et les entreprises.

Ces avancées de novembre démontrent, elles, qu’une action cohérente et systémique porte ses fruits.

Et confirment qu’idverde a un rôle déterminant à jouer pour accompagner cette dynamique d’optimisme et de résilience écologique.

Carbonbrief : Analysis: Fossil-fuel CO2 emissions to set new record in 2025, as land sink ‘recovers’

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